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  • : "Une conscience aigue de Soi et de l'Autre permet d'ouvrir les portes de la liberté..." Hadria RIVIERE
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FEMMES REBELLES...

undefinedDAHYA…DAHIYA….DIHYA…KAHENA… (.. ?-700). 
 
http://www.berberescope.com/l'histoire_des_Berberes_yahoo.htm


FATMA TAZOUGHERT DITE LA ROUGE (1544-1641)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fatma_Tazoughert


Fatma-N-Soumer.jpg

LALLA FATMA N’SOUMER (1830-1863) -DITE LA JEANNE D'ARC DU DJURDJURA
www.1novembre54.com/frame.php




FADHMA AIT MANSOUR AMROUCHE (1882-1967)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fadhma_A%C3%AFt_Mansour_Amrouche

 

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LES TOUAREG, SONT EN DANGER!

 

LA VIE DES TOUAREG

CULTURE, HISTOIRE "des hommes bleus" :

Les origines Préhistoriques et paléoberbéres des TOUAREG là :

http://www.amazighworld.org/studies/articles/touareg_histoire.php

Et, là :

http://www.ac-nancy-metz.fr/Pres-etab/lapicque/Opinfo98/Pourcher/vie.htm


L'HISTOIRE DE LA REVOLTE TOUAREG :

 

http://latelelibre.fr/index.php/2008/02/niger-un-chef-touareg-temoigne/

 

 Là :

http://conflitsoublies.blogspot.com/2008_04_01_archive.html

 

Et, là :

 

http://www.caravaneducoeur.com/lestouareghistoi/index.html

 
MENER, La lutte, en musique ! 

 



19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 15:02

 

« A quelques-uns l’arrogance tient lieu de grandeur ; l’inhumanité de fermeté ; et la fourberie, d’esprit »

Jean de La Bruyère


« Certains traîtres ont une étonnante faculté de se convaincre eux-mêmes de la sainteté de leurs intentions ! »

Charles Hamel.

 

Les traîtres sont odieux, même à ceux qui profitent de la trahison » -Citation grecque-

____________________________________________

Résumons, selon fable écrite par les yankees et leurs supplétifs européens, les méchants de l’histoire seraient Vladimir Poutine Président de la Fédération de Russie,  Hu Jintao , le président de la République Populaire de Chine, Mahmoud Ahmadinejad le Président de la République Islamique d’Iran, Hugo Chavez, Président de la République bolivarienne du Venezuela,

Bachar el-Assad -en arabe : بشار الاسد---, né le 11 septembre 1965 à Damas, est un homme d'État syrien, il est le Secrétaire Régional et le président actuel de la République arabe syrienne depuis le 20 juin 2000, soit dix jours après la mort de son père Hafez el-Assad.- Bachar el-Assad est de confession alaouite, une branche du chiisme--. Président de la République Arabe Syrienne,

Viennent s’ajouter à cette liste, les Présidents Cubain, Bolivarien, Equatorien etc… et, tous ceux et celles qui un jour prendront la décision de privilégier les intérêts de leurs peuples à ceux de l’oligarchie made in uSa… 

 

Et, qui sont "les gentils" de la fable ????


Selon leur scénario les Yankees, seraient "les gentils et y occuperaient la première place, avec leur supplétifs européens, ils apportent « democrassie », liberté, libéralisme…aux peuples opprimés par leurs gouvernants qu'ils désignent du nom de « dictateurs » avant d’organiser leur extermination et de celle d’une partie de leur peuple….

 

Pour en savoir plus sur les bienfaits « des gentils » de la fable, racontée depuis des décennies, aux peuples européens…

cliquez en dessous :

 

Le taux de pauvreté chez les femmes et les enfants américains a atteint un nouveau sommet, indique le rapport "L'Etat des droits de l'Homme aux Etats-Unis en 2011", publié vendredi par le Bureau de l'information du Conseil des affaires d'Etat chinois.


....Le taux de pauvreté chez les femmes et les enfants américains atteint un niveau record

 

Selon les statistiques du Bureau de recensement des Etats-Unis, plus de 17 millions de femmes vivaient sous le seuil de la pauvreté en 2010, dont plus de 7,5 millions dans une misère extrême et 4,7 millions de mères célibataires, explique le rapport.

La suite là :


http://french.cri.cn/621/2012/05/25/302s282514.htm

 

Les Etats-Unis en tête des violences par armes à feu, selon un


La suite là :


http://french.cri.cn/621/2012/05/25/302s282513.htm

 

Les Etats-Unis imposent une restriction stricte sur l'Internet,


La suite là :

http://french.cri.cn/621/2012/05/25/461s282505.htm

 

Les minorités ethniques aux Etats-Unis sont victimes de graves discriminations

 

La suite là :


http://french.cri.cn/621/2012/05/25/302s282517.htm

 

Des millions de sans-abris aux Etats-Unis, 


La suite là :


http://french.cri.cn/621/2012/05/25/302s282516.htm

 

Des millions de sans-abris errent dans les rues aux Etats-Unis, selon le rapport 2011 sur l'état des droits de l'Homme aux Etats-Unis publié vendredi par le Bureau de l'information du Conseil des affaires d'Etat de Chine.


D'après ce rapport, de 2,3 à 3,5 millions d'Américains n'avaient pas de logement en 2011, et le nombre des familles sans-abris a augmenté de 20% entre 2007 et 2010.


Ce rapport cite également des études récentes indiquant que la ville de New York avait battu un record historique avec 41 000 sans abris dans ses rues, dont 17 000 enfants.


Ces problèmes relatifs aux droits de l'Homme reflètent l'idéologie et le système politique des Etats-Unis qui ignorent les droits économiques, sociaux et culturels de leur propre peuple, la crise financière étant loin d'en être l'unique cause de cette situation, analyse le rapport. 

 

Lien source :


http://french.cri.cn/621/2012/05/25/302s282516.htm

 

Quelques statistiques et faits cités sur la violence et la répression policière aux Etats-Unis :

   

Chaque année, 30.000 personnes meurent dans des incidents impliquant une arme à feu.


    Il y a eu 14.180 meurtres l'an dernier.

 

    Dans les dix premiers mois de 2009, 45 personnes ont été tuées en raison de l'utilisation du Taser par la police, le total s'élevant à 389 pour la décennie.

   

L'an dernier, 315 policiers de la ville de New York ont été soumis à une supervision interne suite à une « utilisation incontrôlée de la violence ».

   

7,3 millions d'Américains sont sous la juridiction des autorités du système correctionnel, plus que tout autre pays.

   

60.000 prisonniers, selon les estimations, ont été violés en détention l'an dernier.

 

Davantage d’informations sur les choix politique fait par les Présidents Yankees là :


http://www.librafrique.com/component/content/article/53-actualites/391-un-rapport-chinois-trace-un-portrait-desastreux-des-droits-de-lhomme-aux-etats-unis

 


Parlons de cette « grande democrassie que sont « Les Etats-Unis d’Amerique» et qui, cherche à imposer son modèle…..

"des droits de l'homme" à tous les pays qui composent cette planéte....Foutaise !!!!


Les mensonges et la désinformation, sur le rôle des yankees- présentés comme les « libérateurs » de l’Europe, a commencé, à  la fin de la deuxième guerre mondiale…

 

Vos livres d’histoire, comme les «  chiens de garde autoproclamés journaleux » oublient sciemment, de vous informer sur les sacrifices du peuple Russe, le rôle mémorable de l’URSS, dans la lutte contre l’hégémonie nazie…

 

Oublient de dire et repéter que la libération des pays Européens, nous la devons d’abord et avant tout au courage des Russes,

Oublient de vous préciser que les Yankees ont usurpé cette victoire, ils se sont appropriés « le rôle du gentil » et ne l’ont plus quitté depuis..... et, cela avec l’aide de nos politiciens véreux !


Bataille de Stalingrad. Personne ne doit oublier le rôle de l’URSS dans la défaite du nazisme ! –


2 février 1943 reddition des troupes allemandes

 

Pour en savoir plus :

http://www.gauchemip.org/spip.php?article2675

 

Pour ce qui concerne les "victoires" des yankees, en matiére de politique étrangére,

Pour ce qui concerne leur mise en oeuvre de leur concept du "chaos constructeur", il suffit de se pencher sur les resultats tangibles obtenus en Palestine, en Irak, en Lybie, en Afghanistan…

Et, toujours pas satisfaits des désastres qu'ils ont générés avec leurs supplétifs européens, ils veulent, maintenant s'attaquer et imposer ce "chaos constructeur" aux Syriens !

Ils sont fous...Ces crétins !!!


Mais, heureusement les « méchants » de la fable, écrite par les Yankees et leurs supplétifs européens,…

s’y opposent….fermement !!! :

 

Une convergence de vue proclamée sur la Syrie : mais c'est plutôt Obama qui a rejoint Poutine que l'inverse

 

La suite là :


http://www.infosyrie.fr/actualite/g20-poutine-na-pas-bouge-obama-sans-doute-un-peu/

 

 

Lien source : 

 

http://french.ruvr.ru/2012_06_19/Russie-Chine-Iran-Syrie-manoeuvres/


La Destruction du pays souverain qu’était la Libye et ses conséquences :

__________________________________________

 

«Chaque prétendant à l'Empire claironne à l'extérieur qu'il veut conquérir le monde pour y apporter la paix, la sécurité et la liberté, et qu'il sacrifie ses enfants dans un but éminemment noble et humanitaire.


C'est un mensonge, et un vieux mensonge, et pourtant des générations se succèdent et y croient! (...) Alors le Rêve américain mourra - sur des champs de bataille à travers le monde - et une nation conçue dans la liberté détruira la liberté des Américains et imposera la tyrannie pour assujettir les nations.»


George S. Boutwell - -1818-1905-, Secrétaire du Trésor sous le Président S. Grant

________________________________________________________

 

LA LIBYE DANS LA TOURMENTE : Le Chaos constructeur en action


Trois mois après la mort de Muammar Kadhafi, le pays semble inexorablement sombrer dans le chaos.


 «The war is over», s’était exclamé George Bush en tenue de combat sur le pont du porte-avions, trois semaines après la prise de Baghdad en mai 2003. Naïve certitude!

 

La guerre n’était pas over, elle continua et continue. L’étape du matin de décembre, qui a vu «le départ des Américains, s’est caractérisée par le bilan suivant: 4500 morts pour les Américains et 1,5 million d’Irakiens ont perdu la vie, des millions de déplacés, une Eglise irakienne déstabilisée, un pays en miettes et le chaos comme projet de société.


Condoleezza Rice avait inventé pour la cause le concept de «chaos constructeur» prélude à un nouveau partage du Monde arabe selon le GMO.

 

Mutatis mutandis le chaos ne s’est pas arrêté avec la mort de Kadhafi, au contraire, il a élu domicile en Libye et curieusement ceux qui l’ont provoqué ont d’autres chats à fouetter, Bernard-Henri Lévy a ouvert un autre fichier et s’occupe dit-on de porter la bonne parole auprès d’Algériens tentés par la méthode CNT.

 

Les Américains et leurs valets ont d’autres urgences, la crise et les élections. Enfin, le potentat du Qatar met tout son «poids» en dollars pour peser pour le compte de l’Occident de la nouvelle vision du Monde arabe.

 

La guerre est-elle terminée?

 

Le chef des nouvelles autorités libyennes, Moustapha Abdeljalil, a exclu, dimanche 22 janvier, une démission du Conseil national de transition –CNT-.


Le numéro deux du CNT, Abdelhafidh Ghoga, a été contraint à la démission. «Nous ne démissionnerons pas car elle -la démission- mènerait à une guerre civile», a déclaré M.Abdeljalil dans une interview à la télévision libyenne Libya Al-Hurra(«Libye libre»).

M.Abdeljalil a tenu à rendre hommage à M.Ghoga, en affirmant qu’il avait «choisi la patrie avant sa personne». Il a affirmé que la Libye risquait d’être entraînée dans «un puits sans fond» si la contestation violente des nouvelles autorités se poursuivait. (…)

Sous la pression de la rue, le CNT a également reporté l’adoption de la loi électorale qui régira l’élection d’une Assemblée constituante en juin, au lendemain du saccage de son siège à Benghazi, le berceau de la révolution, dans l’est du pays.

 Il s’agit de la première crise politique depuis que les nouveaux dirigeants ont pris les rênes du pays.

Samedi, des grenades artisanales avaient été jetées sur le siège du CNT à Benghazi avant que des manifestants ne l’envahissent et ne mettent le feu à sa façade. (1)

 

Le gouvernement transitoire ne parvient pas à désarmer les thuwars, ces combattants révolutionnaires qui multiplient barrages, contrôles et vexations.


Plus de deux mois après la mort de Kadhafi, censée annoncer l’avènement d’une démocratie apaisée, la Libye est toujours en proie à des accrochages sanglants entre rebelles, ce qui alimente les divisions tribales et régionales.  

 

Le gouvernement transitoire, qui pensait y arriver avant la fin 2011, ne parvient pas à désarmer les thuwars –combattants-. Dans la capitale, Tripoli, quadrillée par ses «libérateurs», qui multiplient barrages, contrôles et vexations, un nouvel affrontement a causé la mort d’au moins quatre rebelles en ce début de semaine…


Mais c’est à Tripoli que la situation est la plus explosive, puisque s’y côtoient thuwars de Zenten, du Djebel Nefousa, de Misrata ou de Benghazi, et combattants originaires de la capitale. Pour la première fois cette semaine, Moustapha Abdeljalil, président du CNT, a parlé de «confrontation militaire», et évoqué le risque d’une «sécession», voire d’une «guerre civile». (2)


Y a-t-il encore un gouvernement en Libye s’interroge Emmanuel Berretta du journal Le Point? Trois mois après la mort de Muammar Kadhafi, le pays semble inexorablement sombrer dans le chaos.

En à peine quatre jours, les autorités libyennes de transition ont essuyé quatre revers de taille, comme un symbole patent de leur échec.

Samedi, le siège du Conseil national de transition (CNT) à Benghazi (est), pourtant berceau de la révolution, a été envahi par les manifestants, après avoir été visé par des grenades. Le lendemain, c’est le vice-président Abdelhafidh Ghoga qui a été contraint à la démission, après avoir été victime, jeudi, d’une agression à l’université de Ghar Younès.


Lundi, ce sont des partisans pro-Kadhafi lourdement armés qui, à la surprise générale, ont repris dans le sang le contrôle de la ville de Bani Walid. Brandissant la menace d’une «guerre civile», l’homme fort de la Libye nouvelle a accusé des «mains cachées» d’être responsables des dernières violences.

Pourtant, aux dires des habitants de Benghazi, il est d’ores et déjà le prochain sur la liste. (…)


«D’une façon hypocrite, le journaliste «compatit» et s’inquiète de la prolifération des armes: «Mais le véritable fléau qui frappe la Libye nouvelle reste la prolifération d’armes à travers le pays.

 

Si celles-ci ont permis aux troupes rebelles de se débarrasser du Guide libyen, elles approvisionnent désormais allègrement les milices tribales, aussi bien en Cyrénaïque (est) qu’en Tripolitaine (ouest).


Et les combattants ne sont prêts à les rendre sous aucun prétexte, à moins d’obtenir une place de choix au sein du nouveau pouvoir. L’État n’existe plus.


Les gens sortent la kalachnikov au moindre problème.» (3)

La résistance des pro-Libyens

 

Zine Cherfaoui décrit la situation anomique et parle de guerre civile et écrit: «L’ex-Jamahiriya y est presque.


En plus du fait que les milices rebelles se livrent, depuis des semaines, une guerre sans merci pour assurer à leurs tribus respectives une place au soleil dans la Libye post- El Gueddafi, les partisans de l’ancien régime viennent de passer à l’action dans l’optique de reconquérir le terrain perdu.


Hier, en menant une offensive meurtrière contre des positions des Thouar de la brigades du 28 Mai, à l’issue de laquelle ils ont repris le contrôle de Bani Walid, une localité située à 170 km au sud-ouest de Tripoli (…) Parallèlement à cette opération-éclair, la «résistance» libyenne structurée au sein du Front pour la libération de la Libye (FLL) révèle, dans un communiqué posté hier sur Internet, qu’elle a enlevé, il y a deux jours, à la sortie de la base militaire de Maetika, le colonel Ahmed Zawi qui fait partie du commandement de l’armée du CNT. (…)

Ces violences interviennent au moment où le CNT fait face à la plus grave crise depuis sa création. Outre son incapacité à faire régner l’ordre, la composante du CNT ne fait plus l’unanimité au sein de la population qui réclame son départ.

Particulièrement honni par la population qui voit en lui un «opportuniste», son vice-président, Abdelhafidh Ghoga, a dû démissionner en direct à la télévision en début de semaine.(..)» (4)

Pour sa part, le ministre libyen de l’Information, Faouzi Abdelali, a tenté de minimiser l’attaque. «Les informations dont nous disposons disent qu’il y a des problèmes internes entre les habitants de cette ville, et c’est la raison de ce qui s’est passé», «Les informations que nous avons en provenance de l’intérieur de la ville ne disent pas qu’il y a des drapeaux verts et il n’y a rien qui soit lié à l’ancien régime, a-t-il annoncé à la chaîne de télévision Libya.

 Le CNT a dû se résoudre à se réunir en secret et à reporter l’adoption de la loi électorale qui régira l’élection d’une Assemblée constituante en juin après le saccage samedi de son siège à Benghazi, le berceau de la révolution dans l’est du pays.

Dans ce chaos, pour le moment destructeur, on annonce qu’un gouvernement libyen vert sera créé à l’étranger.


Selon le docteur Hamza Touhami, qui est intervenu sur la radio Libya One, il a demandé aux femmes libyennes de faire attention aux rebelles qui ne respectent personne et n’arrêtent pas d’agresser les femmes.  

Il a demandé aux jeunes en Libye et à l’étranger, en Arabie Saoudite, en Egypte, Tunisie et en Algérie d’aider la résistance.  

Il a longuement parlé de l’Algérie; ce pays qui a montré aux autres peuples les vrais sacrifices et les vrais combats, le peuple des héros, les héros des Aurès. (5)


Les fondements de la curée et du lynchage de Khadafi

Manlio Danucci nous remet à l’esprit, comment l’Italie a participé à la curée. Il écrit: «Comme don emblématique de l’´´amitié italo-libyenne´´ rénovée, par l’opération des nouveaux gouvernements des deux pays, le Premier ministre, Mario Monti, a rapporté en Libye la tête de Domitille, que quelqu’un avait volée il y a vingt ans en décapitant une statue antique.

En matière de têtes coupées, Mario Monti en effet, s’y entend. Avant de recevoir du président Napolitano la charge de chef de gouvernement, il a fait partie pendant des années de la banque étatsunienne Goldman Sachs.(…).

En tant que consultant international, il était, selon Le Monde, ««ouvreur de portes», chargé de pénétrer au cœur du pouvoir européen pour défendre les intérêts de la banque d’affaires».(….) Berlusconi menaçant alors d’enlever aux alliés l’usage des bases italiennes.

Rappelé par H.Clinton, il est rentré dans les rangs et l’Italie, une fois le traité de non-agression avec la Libye déchiré, a joué son rôle dans la guerre «avec honneur». (…) Et c’est dans ces salons secrets qu’on a décidé de faire tomber la tête de Kadhafi, matériellement, en démolissant l’état qu’il avait construit et en l’assassinant. Ce n’est pas par hasard que la guerre a commencé par l’assaut aux fonds souverains, au moins 170 milliards de dollars que l’État libyen avait investis à l’étranger, grâce aux revenus de l’export pétrolier. (..) Fonds de plus en plus investis en Afrique, pour développer les organismes financiers de l’Union africaine (la Banque d’investissement, le Fonds monétaire et la Banque centrale) et créer le dinar d’or en concurrence au dollar.  

 

Projet démantelé avec la guerre décidée, avant les gouvernements officiels, par le gouvernement ombre dont fait partie Goldman Sachs. (..) Mario Monti qui, en habit de chef du gouvernement italien, a débarqué à Tripoli, accompagné par l’amiral Di Paola, aujourd’hui ministre italien de la Défense, lequel, comme président du Comité militaire de l’Otan, a joué un rôle fondamental dans la guerre contre la Libye.


Ils ont apporté en cadeau la tête de Domitille à un «gouvernement» créé artificiellement par l’Otan, avec le devoir de couper (matériellement) les têtes de ceux qui veulent une Libye indépendante du nouveau colonialisme.» (6)

Quoi qu’on dise, la Libye était le réservoir de main-d’œuvre de l’Afrique Les gens vivaient, je dirais même vivaient bien.

Non, il n’y avait pas de mandat de l’ONU pour tuer 70.000 libyens, il y en avait un pour les protéger.  

 

La Libye était en train de devenir un État fort et pilote pour l’Afrique et, encore plus grave, prenait des initiatives très dommageables du point de vue «occidental», tout particulièrement états-unien (Fonds monétaire africain, par exemple).

Pour Adrian Salbuchi, le chaos n’est pas une surprise.

 

L’histoire montre que toute attaque et invasion militaire contre un pays souverain débouchent sur la mort, la destruction et le chaos, et que cela ne s’arrête pas une fois l’invasion menée à son terme.

Voyez l’Irak, l’Afghanistan, la Palestine, le Vietnam, l’Irlande du Nord, et plus loin dans le temps, la Seconde Guerre mondiale et la guerre froide.

Pourquoi le cas de la Libye devrait-il donc être différent? Aujourd’hui, les médias se déclarent horrifiés par les combats armés entre factions; l’agence Reuters vient d’informer que «les chocs entre milices rivales ont fait deux morts et seize blessés, dans le heurt le plus récent entre des groupes armés qui refusent de déposer les armes».


Qu’est-ce que l’Occident espérait? La Libye, un pays souverain, a été attaquée et envahie par les forces armées de l’Otan sous de faux prétextes validés par une résolution hypocrite de l’ONU, qui a fait des dizaines de milliers de morts et de blessés libyens; logements et infrastructures bombardés; pillages et un pays poussé dans le chaos total, les dirigeants assassinés, avec leurs enfants et petits-enfants, en direct à la télévision, ce qui a provoqué un éclat de rire retentissant et vulgaire de la secrétaire d’État Hillary Clinton, en public…  

Tout cela ressemble beaucoup à ce que le monde a observé en Irak tout au long des huit ans qui ont suivi l’invasion… et à l’Afghanistan, donc… et aux 60 dernières années en Palestine, au quotidien… et à la Serbie il y a vingt ans, et au Vietnam il y a quarante ans…» «Ne nous y trompons pas, poursuit Adrian Salbuchi, la destruction de la Libye et d’autres Etats transgresseurs a servi et continue à servir pour la promotion des objectifs clés de l’élite du pouvoir mondialiste, car il s’agit d’adresser un message terrifiant à chaque pays.


C’est une façon précise de dire: «Si nous pouvons faire cela en Libye, nous pouvons en faire autant avec n’importe quel autre pays, si c’est notre bon plaisir.» (…) Kadhafi se préparait à introduire le Dinar Or (c’est-à-dire une monnaie en or, métallique, et non pas en papier, comme le dollar ou l’euro) pour commercialiser le pétrole libyen (la Libye dispose de la neuvième réserve pétrolière du monde et de la première pour le continent africain), et ensuite, pourquoi pas, pour gérer la vente du pétrole africain et de tout le Moyen-Orient… ce qui constituait une atteinte sérieuse à l’hégémonie du dollar, les célèbres pétrodollars, sur le marché mondial du pétrole.  

Saddam Hussein avait fait quelque chose de semblable lorsqu’en novembre 2002 il avait décidé de se faire payer en euros (…)» (7)

L’Irak «débarrassé» de Saddam Hussein est à feu et à sang.

 

Même type de scénario actuel en Libye Un avant-goût de ce qui attend la Syrie!

 

L’anarchie actuelle, c’est bon pour les affaires et c’est ce qui compte pour le grand capital.

 

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique


1.http://www.lemonde.fr/libye/article/2012/01/23/le-conseil-national-de-transition-libyen-exclut-de-demissionner-malgre-les-tensions_1633121_1496980.html#ens_id=1481986

 

2. Thierry Portes: Les milices font la loi en Libye 6.01.2012 Le Figaro.fr

 

3. Emmanuel Berretta: La Libye libre sombre dans le chaos Le Point.fr 23/01/2012

 

4. http://www.elwatan.com/international/la-libye-au-bord-de-la-guerre-civile-24-01-2012

 

5. http://mai68.org/spip/spip.php?article3681

 

6. Manlio Dinucci Les coupeurs de tête modernes www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in edicola/manip2n1/20120124/manip2pg/14/manip2pz/316924/

Marie-AngePatrizio


7. Adrian Salbuchi: Leçons de Libye http://mai68.org/spip/spip.php?article3726 21 01 2012

_________________________________________

 

Si, je devais choisir "mes héros"dans la fable écrite par les Yankees, sans hésitation, je choisis le camp des "méchants",

 

Celui  de Vladimir Poutine Président de la Fédération de Russie,  de Hu Jintao ,  président de la République Populaire de Chine, de Mahmoud Ahmadinejad  Président de la République Islamique d’Iran, Hugo Chavez, Président de la République bolivarienne du Venezuela, Bachar el-Assad -Président de la République Arabe Syrienne et je continuerai avec les Présidents Cubain, Bolivarien, Equatorien etc… et, tous ceux et celles responsables politiques et autres...qui un jour prendront la décision de privilégier les intérêts de leurs peuples à ceux de l’oligarchie made in uSa....


J'adore....et Respecte...

Ce modéle de "méchants"...

Et, je n'ai qu'un seul souhait :

Qu'en France le peuple trouve enfin la recette pour fabriquer ce modéle "de méchant"...

Car depuis DE GAULLE qui, était lui aussi le méchant de la fable Yankee...

Le moule a été brisé...!


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Published by HADRIA RIVIERE - dans Politique
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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 06:54

 

 

 

 

VLADIMIR POUTINE EXPLIQUE SA POLITIQUE ETRANGERE

 

La Russie et l’évolution du monde

 

Par Vladimir V. Poutine

 

Partie II

 

poutine-president-chinois.jpg

Dans la deuxième partie de son article consacré à la politique étrangère, Vladimir Poutine fait le point sur les relations de la Russie avec l’Asie et le nouveau partenariat avec la Chine, aborde la question du bouclier antimissile étasunien, la crise en Europe et le projet d’Union économique eurasiatique, l’adhésion de la Russie à l’OMC et le soft-power russe dans le monde.

La politique étrangère telle que l’entend Vladimir Poutine, illustrée par la position ferme de Moscou au Conseil de sécurité, tient compte des intérêts Russes, mais ouvre aussi une voie aux pays qui cherchent à s’émanciper La Chine, centre crucial de l’économie mondiale, est un voisin de la Russie.

 

Les délibérations sur son futur rôle dans l’économie mondiale et les affaires internationales sont désormais à la mode. L’année dernière, la Chine s’est hissée au deuxième rang dans le monde en termes de PIB, et à court terme, selon les experts internationaux, notamment américains, elle dépassera les États-Unis pour cet indice. La puissance globale de la République populaire de Chine augmente également, y compris son aptitude à projeter ses forces dans diverses régions.

Quelle attitude la Russie doit-elle adopter dans le contexte du facteur chinois qui prend rapidement de l’ampleur ?

 

Premièrement, je suis persuadé que la croissance de l’économie chinoise n’est pas une menace mais un défi qui comporte un potentiel colossal de coopération dans le domaine des affaires, ainsi qu’une chance de gonfler les "voiles" de l’économie russe avec le "vent chinois."

La Russie devrait établir plus activement des liens de coopération avec la Chine, en conjuguant les potentiels technologique et industriel des deux pays et en mettant à profit, certes de manière intelligente, le potentiel chinois, aux fins de relance économique de la Sibérie et de l’Extrême-Orient russes.

 

Deuxièmement, la politique de la Chine sur l’échiquier mondial n’offre aucun prétexte à accuser Pékin de chercher à dominer la planète. La voix de la Chine est, en effet, de plus en plus audible dans le monde, et la Russie s’en réjouit, car Pékin partage la vision russe de l’ordre mondial équilibré actuellement en gestation.

Les deux pays continueront à s’assister mutuellement dans l’arène internationale en réglant conjointement les problèmes aigus à l’échelle régionale et mondiale et en renforçant la coopération au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies, du groupe BRICS -Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud-, de l’Organisation de coopération de Shanghai -OCS-, du G20, et d’autres organismes multilatéraux.

 

drapeau-chine-copie-1.png 

Enfin, troisièmement, la Russie a réglé tous les problèmes politiques cruciaux dans ses relations avec la Chine, dont le plus important était le litige frontalier. Un mécanisme solide et étayé par des documents juridiquement contraignants a été mis en place dans les relations bilatérales.

Les deux gouvernements ont atteint un niveau de confiance sans précédent dans leurs rapports. Cela permet à la Russie et à la Chine d’agir dans un esprit de partenariat authentique basé sur le pragmatisme et la prise en compte des intérêts mutuels. L’actuel modèle des relations sino-russes paraît extrêmement prometteur.

Ceci dit, les relations entre la Russie et la Chine ne sont certainement pas dépourvues de problèmes. Des frictions surviennent de temps en temps. Les intérêts commerciaux des deux États dans les pays tiers ne coïncident pas toujours, la Russie n’étant pas entièrement satisfaite par la structure des échanges commerciaux et par le niveau peu élevé des investissements mutuels.  

La Russie se prépare à surveiller de près les flux migratoires en provenance de Chine.

Toutefois, mon idée clé est la suivante : la Russie a besoin d’une Chine prospère et stable, et je suis persuadé que la Chine, à son tour, a besoin d’une Russie forte et florissante.

 

Un autre géant asiatique, à savoir l’Inde, fait également preuve d’une croissance rapide. La Russie et l’Inde sont traditionnellement liées par les relations d’amitié et les deux gouvernements les qualifient de partenariat stratégique privilégié. Son renforcement sera bénéfique aussi bien à nos deux pays qu’au système polycentrique tout entier en gestation dans le monde.

Nous assistons non seulement à la croissance de la Chine et de l’Inde, mais à l’augmentation du rôle de la région Asie-Pacifique tout entière.

Dans ce contexte, de nouvelles perspectives de travail fructueux s’offrent dans le cadre de la présidence russe au sein de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique -APEC-.

En septembre 2012, la Russie accueillera le sommet de l’APEC à Vladivostok, où elle met rapidement en place des infrastructures modernes, ce qui contribuera au développement de la Sibérie et de l’Extrême-Orient russes et permettra à la Russie de rejoindre les processus dynamiques d’intégration au sein de la "nouvelle Asie."

La Russie attache actuellement et continuera à attacher dans le futur une importance prioritaire aux relations avec ses partenaires du groupe BRICS.

Cette structure inédite créée en 2006 est la démonstration la plus spectaculaire du passage d’un monde unipolaire à un ordre mondial plus équilibré.

Le groupe réunit cinq pays dont la population s’élève à près de trois milliards de personnes, et qui sont dotés des plus importantes économies émergentes, de gigantesques ressources naturelles et de main-d’œuvre, ainsi que de marchés intérieurs colossaux. Après l’adhésion de l’Afrique du Sud, le groupe BRICS a acquis une dimension réellement mondiale, et il génère déjà plus de 25% du PIB de la planète.

 

Les pays membres du groupe sont en train de s’habituer à travailler ensemble au sein de cette structure et de s’adapter les uns aux autres. Il s’agit, notamment, de mettre en place une meilleure coordination en matière de politique internationale et de coopérer plus étroitement au sein de l’ONU.

Toutefois, après avoir atteint sa vitesse de croisière, le BRICS, fort de ses cinq membres, exercera une influence extrêmement perceptible sur l’économie et la politique mondiales.

 

Ces dernières années, la diplomatie et le milieu des affaires russes ont commencé à attacher une plus grande importance au développement de la coopération avec les pays asiatiques, latino-américains et africains.

Dans ces régions, la Russie bénéficie toujours d’une sympathie sincère. J’estime que l’un des objectifs de la prochaine période sera l’intensification de la coopération commerciale et économique entre la Russie et ces pays, ainsi que la mise en œuvre de projets conjoints dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, des investissements, des sciences et technologies, des banques et du tourisme.

Le rôle croissant des régions susmentionnées dans le système démocratique de gestion de l’économie et des finances mondiales se reflète dans l’activité du G20.

J’estime que ce groupe deviendra prochainement un instrument stratégiquement important, non seulement de gestion en période de crise, mais également de réformes à long terme de l’architecture financière et économique de la planète. La Russie présidera le G20 en 2013. Certes, le pays devrait profiter de sa présidence pour améliorer, entre autres, l’interaction entre le G20 et d’autres structures multilatérales, notamment avec le G8 et bien sûr l’ONU.

La Russie est une partie intégrante et organique de la Grande Europe, de la civilisation européenne au sens large du terme.

 

Les citoyens russes se considèrent comme des Européens. Nous sommes loin d’être indifférents à l’évolution de l’Union européenne.

C’est la raison pour laquelle la Russie initie la transformation de l’espace situé entre les océans Atlantique et Pacifique en une entité économique et humanitaire unifiée que les experts russes qualifient d’Union de l’Europe et qui renforcera davantage les moyens et les positions de la Russie dans le cadre de son revirement économique vers l’"Asie nouvelle."

 

Dans le contexte de l’essor de la Chine, de l’Inde et d’autres économies émergentes, les chocs financiers et économiques qui secouent l’Europe, auparavant oasis de stabilité et d’ordre, ne nous laissent pas indifférents.

La crise de la zone euro concerne forcément la Russie, étant donné avant tout que l’Union européenne est le plus grand partenaire économique et commercial de notre pays. Il est évident que la situation en Europe est largement déterminante pour les perspectives de développement du système économique mondial dans son ensemble.

La Russie a activement rejoint les mesures internationales visant à soutenir les économies européennes en difficulté, elle participe constamment à la prise de décisions collectives au sein du Fonds monétaire international -FMI-.

La Russie n’exclut pas en principe la possibilité d’offrir, dans certains cas, une aide financière directe.

Néanmoins, j’estime que les injections financières en provenance de l’étranger ne peuvent constituer qu’une solution partielle.

Le règlement intégral du problème nécessite des mesures énergiques systémiques. Les dirigeants européens sont confrontés à la nécessité de mettre en œuvre des réformes d’envergure visant à remanier foncièrement plusieurs mécanismes financiers et économiques destinés à assurer une véritable discipline budgétaire. La Russie a intérêt à avoir affaire à une Union européenne forte, correspondant à la vision de l’Allemagne et de la France, car nous souhaiterions concrétiser le puissant potentiel de partenariat entre la Russie et l’UE.

L’interaction actuelle de la Russie avec l’Union européenne n’est tout de même pas à la hauteur des défis mondiaux, avant tout sur le plan du renforcement de la compétitivité de notre continent commun. Je suggère de nouveau qu’un effort soit fait afin de créer une communauté harmonieuse d’économies entre Lisbonne et Vladivostok.

Et à terme, il s’agit de créer une zone de libre-échange, voire des mécanismes encore plus sophistiqués d’intégration économique.

Cela nous permettrait de bénéficier d’un marché commun continental se chiffrant à plusieurs milliers de milliards d’euros. Se trouve-t-il des gens pour douter que ce serait une excellente idée et que cela correspondrait aux intérêts des Russes et des Européens ?

Une coopération plus étroite dans le secteur de l’énergie, allant jusqu’à la création d’un complexe énergétique unifié de l’Europe, est un autre sujet de réflexion.

Les étapes importantes visant à atteindre cet objectif sont la construction des gazoducs Nord Stream via la mer Baltique et South Stream via la mer Noire.

Les deux projets ont bénéficié du soutien de plusieurs gouvernements, et les plus importantes sociétés énergétiques européennes y participent. Après la mise en exploitation intégrale de ces gazoducs, l’Europe disposera d’un système d’approvisionnement en gaz fiable, flexible et indépendant des caprices politiques de qui que ce soit.

Ce sera une contribution réelle et non pas factice à la sécurité énergétique du continent. Or, ce problème revêt une importance particulière étant donné la décision de certains pays européens de réduire ou de renoncer totalement à l’énergie nucléaire.

 

Force m’est de déclarer franchement que le Troisième paquet énergie, dont la Commission européenne a assuré le lobbying et qui vise à évincer du marché les entreprises russes intégrées, ne contribue pas au renforcement de nos relations.

Qui plus est, étant donné la déstabilisation accrue des fournisseurs d’hydrocarbures autres que la Russie, il exacerbe les risques systémiques menaçant le secteur énergétique européen et constitue un obstacle aux investissements potentiels dans de nouveaux projets d’infrastructure. De nombreux politiques européens qui s’entretiennent avec moi se montrent critiques envers le paquet.

Il s’agit d’avoir le courage d’éliminer cet obstacle du chemin de notre coopération mutuellement avantageuse.

 

J’estime qu’un partenariat authentique entre la Russie et l’Union européenne est impossible sans l’abolition des barrières qui entravent les contacts humains et économiques, avant tout celle du régime des visas.

L’introduction d’un régime sans visas donnerait une puissante impulsion à une véritable intégration de la Russie et de l’Union européenne, elle permettrait d’élargir les contacts culturels et d’affaires, avant tout entre les petites et moyennes entreprises. La menace pour l’Europe d’un afflux de prétendus immigrés économiques en provenance de Russie relève largement de l’imagination.

Les Russes ont l’occasion d’exploiter leur savoir-faire professionnel dans leur patrie, et l’éventail de ces possibilités ne fait que s’élargir.

En décembre 2011, la Russie s’est concertée avec l’Union européenne pour élaborer des mesures conjointes visant à établir un régime sans visas. Elles peuvent et doivent être appliquées sans tergiverser.

Mon intention est de continuer à me consacrer à ce problème de la manière la plus active.

Ces dernières années, un grand effort a été réalisé afin de développer les relations entre la Russie et les États-Unis.

 

Toutefois, la matrice de ces relations n’a pas toujours pas été radicalement transformée et elles continuent de connaître des hauts et des bas. Une telle instabilité dans le partenariat entre la Russie et les États-Unis est due, en partie, à la pérennité de certains stéréotypes et phobies.

La façon dont la Russie est perçue par le Congrès américain est particulièrement révélatrice.

Toutefois, le problème crucial réside dans le fait que le dialogue et la coopération bilatéraux ne s’appuient pas sur une base économique solide. Les échanges commerciaux sont loin d’être à la hauteur du potentiel des économies russes et américaines. Il en est de même pour les investissements bilatéraux. Ainsi la toile protectrice qui éviterait à nos relations des oscillations conjoncturelles n’a toujours pas été tissée. Il s’agit de la créer.

 

La compréhension mutuelle entre les deux pays ne s’améliore pas non plus étant donné les efforts réguliers des États-Unis pour procéder à une "ingénierie politique", notamment dans des régions traditionnellement importantes pour la Russie et également au cours des campagnes électorales russes.

Je répète que l’initiative américaine de créer l’ABM européen suscite une préoccupation de notre part tout à fait légitime.

 

Pourquoi la Russie est-elle plus alarmée que les autres pays ? Le fait est que l’ABM européen influe sur les forces stratégiques de dissuasion nucléaire, dont seule la Russie dispose dans ce théâtre, ce qui compromet l’équilibre militaire et politique peaufiné pendant des décennies.

 

Le lien indissoluble entre l’ABM et les armes stratégiques offensives est consacré par le nouveau traité de réduction des armes nucléaires START signé en 2010.

Le traité est entré en vigueur et il se montre efficace. C’est un résultat crucial en matière de politique internationale. La Russie est prête à examiner divers éléments susceptibles de constituer l’agenda russo-américain en matière de contrôle des armes pour la prochaine période.

La règle immuable dans ce domaine est le respect du rapport de forces et l’abandon des tentatives d’utiliser les pourparlers afin de s’assurer des avantages unilatéraux.

Qu’il me soit permis de rappeler que dès 2007 j’ai proposé au président George W. Bush à Kennebunkport de régler le problème de l’ABM. Si elle avait été adoptée, mon initiative aurait modifié la nature traditionnelle des relations russo-américaines et aurait donné une impulsion positive au processus.

Qui plus est, en réalisant à l’époque un progrès dans le domaine de l’ABM, nous aurions littéralement ouvert la voie à la création d’un modèle foncièrement nouveau de coopération, proche d’une alliance, notamment dans plusieurs autres domaines sensibles.

Cela ne s’est pas produit. Il serait certainement utile de réexaminer l’enregistrement des pourparlers à Kennebunkport. Ces dernières années, le gouvernement russe a également avancé d’autres initiatives visant à trouver un terrain d’entente dans le domaine de l’ABM. Toutes ces propositions restent en vigueur.

Quoi qu’il en soit, nous ne voudrions pas mettre une croix sur la recherche de compromis dans le règlement du problème de l’ABM.

Nous souhaiterions éviter que le système américain soit déployé à une telle échelle que cela rendrait nécessaire la mise en œuvre des mesures de rétorsion que la Russie a rendues publiques.

 

Récemment, j’ai eu un entretien avec M. Kissinger. Nous nous voyons régulièrement. Et je partage entièrement l’opinion de ce véritable professionnel, selon lequel une coopération étroite et empreinte de confiance entre Moscou et Washington est particulièrement requise au moment où le monde traverse des périodes turbulentes.

Globalement, la Russie était prête à fournir un effort réellement important afin de développer ses relations avec les États-Unis et de réaliser un progrès qualitatif, à condition toutefois que les Américains appliquent dans la pratique le principe du partenariat équitable et mutuellement respectueux.

En décembre 2011, la Russie a adhéré à l’Organisation mondiale du commerce -OMC- au terme d’une épopée longue de plusieurs années. J’aimerais faire remarquer qu’à l’étape finale de ce processus, l’administration de Barack Obama et les dirigeants de plusieurs puissances européennes ont apporté une contribution active à la finalisation des accords.

 

En toute honnêteté, ce processus long et ardu nous a souvent donné envie de "claquer la porte" et de tout abandonner.

 

Toutefois, la Russie n’apas cédé aux émotions. Au final, notre pays a obtenu des compromis avantageux : les intérêts des producteurs industriels et agricoles russes ont été respectés dans l’attente d’une concurrence accrue de la part des entreprises étrangères.

Les acteurs économiques russes bénéficieront de nouvelles possibilités considérables pour accéder au marché mondial et pouvoir y protéger leurs droits de manière civilisée. Pour moi, c’est cela qui constitue le principal résultat et non pas le fait symbolique de l’adhésion de la Russie au "club" mondial du commerce.

La Russie respectera les normes de l’OMC, au même titre que tous ses autres engagements internationaux.

Je compte sur un respect similaire des règles du jeu de la part de nos partenaires. Qu’il me soit permis de faire remarquer en passant que nous avons déjà intégré les principes de l’OMC sur la base juridique de l’Espace économique commun regroupant 

 la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan;

En analysant notre façon de promouvoir les intérêts économiques russes sur l’échiquier mondial, on se rend compte que nous en sommes encore à l’étape de l’apprentissage pour le faire de manière systémique et cohérente.

Contrairement à nos divers partenaires occidentaux, nous ne possédons pas encore la technique pour promouvoir correctement les mesures profitables aux entreprises russes sur les plateformes où s’effectuent les échanges commerciaux internationaux.


Or, il nous incombe la tâche de résoudre des problèmes cruciaux dans ce domaine en tenant compte du fait que le développement innovateur revêt une importance prioritaire pour la Russie.

Il s’agit de garantir à la Russie des positions équitables dans le système actuel des relations économiques mondiales et de réduire au minimum les risques inhérents à l’intégration du pays à l’économie mondiale, notamment dans le contexte de l’adhésion mentionnée à l’OMC et de l’adhésion imminente de la Russie à l’Organisation de coopération et de développement économiques -OCDE-.

La condition sine qua non est un accès plus libre et non-discriminatoire de la Russie aux marchés extérieurs.

 

Actuellement on ne prend pas de gants à l’étranger avec les acteurs économiques russes. Ils sont confrontés à des mesures restrictives de nature commerciale et politique, on érige des barrières qui désavantagent les entreprises russes dans la concurrence.

Il en est de même en ce qui concerne les investissements. La Russie cherche à attirer des capitaux étrangers dans son économie en leur ouvrant les secteurs les plus intéressants et en leur offrant de véritables "morceaux de choix", notamment dans le secteur de l’énergie et des hydrocarbures.

Or, les investisseurs russes ne sont pas choyés à l’étranger, voire sont souvent ostensiblement repoussés.

Les exemples sont légion. Il suffit de rappeler l’histoire de l’allemand Opel que les investisseurs russes n’ont finalement pas pu acquérir, même en dépit de l’approbation de la transaction par le gouvernement de la République fédérale d’Allemagne et de la réaction positive des syndicats allemands.

 

Il y a également des cas scandaleux où les entreprises russes se voient refuser la jouissance des droits d’investisseur après avoir investi des sommes considérables dans des actifs à l’étranger.

 

Ces exemples sont particulièrement fréquents en Europe centrale et de l’Est.

Tout cela nous inspire l’idée de la nécessité de renforcer l’accompagnement politique et diplomatique des entreprises russes sur les marchés extérieurs et d’accorder un soutien plus massif à nos projets d’envergure et revêtant une importance symbolique. Il ne faut pas non plus oublier que face à la concurrence déloyale, la Russie est à même de réagir de manière symétrique.

Le gouvernement et les associations des milieux d’affaires russes devraient coordonner plus précisément leurs efforts dans l’arène internationale, mieux promouvoir les intérêts des entreprises russes et les assister dans l’implantation sur de nouveaux marchés.

 

J’aimerais également attirer l’attention sur un fait important qui détermine largement le rôle et la place de la Russie dans le rapport de forces politiques et économiques actuel et futur au niveau international.

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Il s’agit du territoire immense de notre pays. Il ne correspond certes plus à un sixième des terres émergées, néanmoins la Fédération de Russie reste l’Etat le plus étendu et doté de ressources richissimes sans égales au monde. Je ne parle pas seulement du pétrole et du gaz mais également des forêts, des terres agricoles et des réserves d’eau douce pure.

Autrement dit, le territoire russe est la source de la force potentielle de la Russie.

Auparavant, l’étendue immense du territoire russe assurait principalement la protection de la Russie contre les invasions étrangères.

Aujourd’hui, en appliquant une stratégie économique judicieuse, elle pourrait devenir la base cruciale pour augmenter la compétitivité du pays.

J’aimerais évoquer notamment la pénurie d’eau douce qui s’aggrave rapidement dans le monde. On peut prévoir à court terme le déclenchement d’une compétition géopolitique pour les ressources aquatiques et pour la possibilité de fabriquer des produits nécessitant une grande consommation d’eau. La Russie obtient ainsi un atout majeur. Or, elle est consciente de la nécessité de gérer cette richesse avec parcimonie et en faisant des calculs stratégiques.

Le soutien aux Russes de l’étranger et la culture russe dans le contexte international

 

Le respect de sa patrie est notamment conditionné par l’aptitude de cette dernière à protéger ses citoyens et les personnes appartenant à la même ethnie à l’étranger. Il est important de ne jamais oublier les intérêts des millions de Russes vivant à l’étranger ou se rendant dans d’autres pays en congé ou en mission.

Je voudrais souligner que le ministère russe des Affaires étrangères, ainsi que toutes les missions diplomatiques et consulaires sont tenues de fournir une aide et une assistance réelle aux Russes 24 heures sur 24. Les diplomates doivent réagir immédiatement, sans attendre que les médias ne tirent la sonnette d’alarme, aux collisions survenant entre nos citoyens et les autorités locales, ainsi qu’aux incidents et aux accidents de transport.

Nous agirons avec la plus grande détermination afin d’obtenir que les gouvernements letton et estonien mettent en œuvre les nombreuses recommandations des plus importantes organisations internationales relatives au respect des droits généralement reconnus des minorités ethniques. L’infâme statut de "non-citoyen" est inacceptable.

 

Comment peut-on d’ailleurs accepter le fait qu’un Letton sur six et un Estonien sur treize soient des "non-citoyens" dépourvus des droits politiques, électoraux, sociaux et politiques fondamentaux, ainsi que de la possibilité d’utiliser librement la langue russe.

 

Prenons à titre d’exemple le référendum qui s’est tenu tout récemment en Lettonie et portant sur le statut de la langue russe.

Il a de nouveau clairement montré à la communauté mondiale l’acuité du problème. Le fait est que plus de 300.000 "non-citoyens" se sont de nouveau vu refuser le droit de participer au vote.

Et le refus de la Commission électorale centrale de Lettonie d’accorder à la Chambre sociale russe le statut d’observateur au référendum est absolument révoltant.

 

Or, les organisations internationales chargées de faire respecter les normes démocratiques généralement reconnues semblent se murer dans leur silence.

 

Globalement, la façon dont la problématique relative aux droits de l’homme est exploitée dans le contexte des relations internationales est peu susceptible de satisfaire la Russie. Premièrement, les États-Unis et d’autres pays occidentaux cherchent à monopoliser la protection des droits de l’homme, la politiser intégralement et en faire un moyen de pression.

 

Parallèlement, ils ne tolèrent pas les critiques à leur égard et y réagissent d’une manière extrêmement maladive.

 

Deuxièmement, le choix d’objets de monitorage par les défenseurs des droits de l’homme est sélectif. Au lieu d’appliquer des critères universels, les États qui ont "privatisé" ce dossier, agissent à leur guise.

La Russie se sent victime de la partialité, du parti pris et de l’agressivité des critiques malintentionnées dont elle est l’objet et qui dépassent parfois toutes les bornes.

Les critiques justifiées des défauts ne peuvent qu’être saluées et donner lieu à des conclusions adéquates.

Or, face aux critiques infondées, qui s’abattent vague après vague et visent à manipuler systématiquement l’attitude des citoyens des pays en question envers la Russie, ainsi qu’influencer directement la situation politique en Russie, on se rend compte que ces efforts ne sont pas motivés par des principes démocratiques de la plus haute moralité.

Le domaine des droits de l’homme ne doit être monopolisé par personne.  

La Russie est une jeune démocratie, et elle se montre souvent excessivement modeste en ménageant l’amour-propre de ses partenaires aguerris.

Or, la Russie a son mot à dire : nul n’est parfait quant au respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Les démocraties bien établies commettent également des violations sérieuses dans ce domaine, et il ne faut pas les passer sous silence.

Certes, il ne s’agit pas d’échanger tout bêtement des accusations insultantes, sachant que toutes les parties profitent d’une discussion constructive des problèmes relatifs aux droits de l’homme.

 

Fin 2011, le ministère russe des Affaires étrangères a publié son premier rapport Sur la situation des droits de l’homme dans certains pays du monde.

J’estime que cette activité devrait s’intensifier, notamment afin de contribuer à une coopération plus large et équitable dans la totalité du secteur des problèmes humanitaires et à la promotion des principes fondamentaux de la démocratie et des droits de l’homme.

 

A ce propos, les faits mentionnés ne sont qu’une partie de l’accompagnement informationnel et propagandiste des activités internationales et diplomatiques de la Russie et de la création d’une image objective de la Russie à l’étranger.

Force nous est de reconnaître que nos succès en la matière ne sont pas nombreux.

Nous sommes souvent battus sur le terrain informationnel. C’est un problème à part entière et à plusieurs facettes auquel il s’agit de se consacrer sérieusement.

 

La Russie est l’héritière d’une grande culture reconnue aussi bien en Occident qu’en Orient. Mais nos investissements dans les industries culturelles et dans leur promotion sur le marché mondial restent encore très faibles.

La renaissance de l’intérêt mondial envers le domaine culturel et celui des idées qui se traduit par l’implication des sociétés et des économies dans le réseau mondial d’information offre des opportunités supplémentaires à la Russie, dotée de talents confirmés dans la production des valeurs culturelles.

 

La Russie est non seulement à même de conserver sa culture mais de l’utiliser en tant que facteur puissant de promotion sur les marchés mondiaux.

L’espace russophone englobe pratiquement tous les pays de l’ex-URSS et une partie significative de l’Europe de l’Est. Il ne s’agit pas d’un empire mais d’une expansion culturelle. Ce ne sont pas les canons, ni l’importation de régimes politiques mais l’exportation de l’enseignement et de la culture qui contribueront à la création d’un cadre favorable aux produits, aux services et aux idées russes.

La Russie doit renforcer de plusieurs crans sa présence dans le monde en matière d’enseignement et de culture et l’augmenter tout particulièrement dans les pays où une partie de la population parle ou comprend le russe.

 

Il est nécessaire de discuter sérieusement de la manière la plus efficace d’améliorer la perception objective de la Russie grâce à l’organisation dans notre pays d’importants événements internationaux, à savoir du sommet de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique -APEC- en 2012, des sommets du G20 et du G8 en 2013 et 2014, de l’Universiade de 2013 à Kazan, des Jeux olympiques d’hiver de 2014, ainsi que des Coupes du monde de hockey sur glace et de football de 2016 et de 2018.

La Russie est disposée à continuer d’assurer sa sécurité et de faire respecter ses intérêts nationaux par le biais de sa participation la plus active et la plus constructive à la politique mondiale et au règlement des problèmes mondiaux et régionaux.

Notre pays reste ouvert à une coopération sérieuse et mutuellement avantageuse, ainsi qu’au dialogue avec tous ses partenaires étrangers.

Nous nous employons à comprendre et à prendre en compte les intérêts de nos partenaires, mais nous les prions de respecter également les nôtres.

 

 

Vladimir V. Poutine

 

Pour le savoir davantage sur la Russie


http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Russie/141833

 

Pour en savoir plus sur la Chine :

http://www.encyclopedie-gratuite.fr/Definition/pays/republique-populaire-chine.php

 

Pour en savoir plus sur l’alliance sino-Russe là :

http://toutsurlachine.blogspot.fr/2009/11/opinion-moscou-pekin-qui-profite.html

 

Organisation de coopération de Shanghai –OCS-.


http://lesogres.info/spip.php?article3492

http://resistance71.wordpress.com/2012/05/21/lorganisation-de-la-cooperation-de-shangai-ocs-contre-poids-de-lotan-vers-une-nouvelle-guerre-froide-ou-partie-integrante-du-nouvel-ordre-mondial/

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by HADRIA RIVIERE - dans Politique
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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 17:39

 

 

Vladimir Vladimirovitch Poutine -en russe :

Влади́мир Влади́мирович –

 

 

 

 

POUTINE-souriant.jpg

 

VLADIMIR POUTINE EXPLIQUE SA POLITIQUE ETRANGERE

 

La Russie et l’évolution du monde

 

Par Vladimir V. Poutine

 

Partie I


Le Réseau Voltaire reproduit l’article que le candidat Poutine à consacré à sa future politique étrangère dans le quotidien Moskovskie Novosti.


Dans cette 1ère partie, il observe l’érosion du droit international consécutif à la politique d’ingérence des Occidentaux, et livre l’interprétation russe du « printemps arabe » comme révolution colorée.

Il revient sur la catastrophe humanitaire et morale consécutive à l’attaque de la Libye et s’interroge sur les origines du bellicisme occidental en Syrie.

Enfin il passe en revue les défis pour la Russie notamment en Afghanistan et en Corée du Nord. Cinq années après son discours à la conférence de Munich, il reste fidèle aux même principes. La Fédération de Russie se pose en garante de la stabilité mondiale et du dialogue des civilisations, sur la base du respect du droit international.


Dans mes articles [1], j’ai déjà abordé les principaux défis extérieurs auxquels la Russie est confrontée à l’heure actuelle.

 

Cependant, ce thème mérite d’être discuté plus en détails, et pas seulement parce que la politique extérieure fait partie intégrante de toute stratégie nationale.

 

Les défis extérieurs et l’évolution du monde qui nous entoure nous poussent à prendre des décisions d’ordre économique, culturel, budgétaire et dans le domaine des investissements.

 

La Russie fait partie d’un grand monde, aussi bien du point de vue de l’économie et de la diffusion de l’information que de la culture. Nous ne pouvons pas et ne voulons pas nous isoler.

 

Nous espérons que notre ouverture permettra d’améliorer le bien-être et la culture des citoyens russes et de renforcer la confiance, qui devient une ressource rare.


Mais nous prendrons systématiquement appui sur nos intérêts propres et nos objectifs, et non pas sur des décisions dictées par un tiers.

La Russie n’est respectée et prise au sérieux que lorsqu’elle est forte et qu’elle se tient fermement campée sur ses positions. La Russie a pratiquement toujours eu le privilège de pouvoir mener une politique étrangère indépendante.

Et ce sera le cas également à l’avenir. Qui plus est, je suis convaincu qu’il n’est possible d’assurer la sécurité dans le monde qu’avec la Russie, et non pas en s’efforçant de l’évincer, d’affaiblir ses positions géopolitiques et sa capacité de se défendre.

Les objectifs de notre politique étrangère revêtent un caractère stratégique, non conjoncturel, et reflètent la place exclusive de la Russie sur la carte politique mondiale, son rôle dans l’histoire et dans l’évolution de la civilisation.


Nous poursuivrons, évidemment, une politique proactive et constructive, visant à renforcer la sécurité globale, à renoncer à la confrontation, à réagir efficacement aux défis tels que la prolifération des armes nucléaires, les conflits régionaux et les crises, le terrorisme et le trafic de drogue.

Nous ferons tout pour que la Russie dispose des derniers acquis du progrès scientifique et technologique, et pour assurer à nos entreprises une place importante sur le marché mondial.

 

Nous ferons tout pour que la mise en œuvre du nouvel ordre mondial, basé sur les réalités géopolitiques contemporaines, se déroule de manière progressive, sans perturbations inutiles.

La confiance érodée

Comme auparavant, je pense que les principaux fondements incluent le droit fondamental à la sécurité pour tous les États, le caractère inadmissible de l’utilisation excessive de la force, et le respect à la lettre des principes fondamentaux du droit international. Le mépris de ces règles provoque la déstabilisation des relations internationales.

Et c’est précisément à travers un tel prisme que nous percevons certains aspects du comportement des États-Unis et de l’Otan, qui ne s’inscrivent pas dans la logique du développement contemporain, et qui sont fondés sur les stéréotypes de la politique des blocs.

Tout le monde comprend à quoi je fais allusion. Il s’agit de l’expansion de l’Otan, qui se traduit notamment par le déploiement de nouveaux moyens d’infrastructure militaire, ainsi que les projets de l’Alliance -sur l’initiative des Américains- de mise en place en Europe du bouclier antimissile -ABM-.

Je n’aurais pas abordé ce thème si ces jeux n’étaient pas menés à proximité immédiate des frontières russes, s’ils n’affaiblissaient pas notre sécurité et s’ils ne contribuaient pas à l’instabilité dans le monde.

Notre argumentation est bien connue, ce n’est pas la peine d’y revenir, mais, malheureusement, elle n’est pas prise en considération par nos partenaires occidentaux, qui refusent de l’entendre.

Il est préoccupant de voir que bien que nos "nouvelles" relations avec l’Otan n’aient pas encore acquis une forme définitive, l’Alliance commet déjà des actes qui ne contribuent en aucun cas à l’établissement d’un climat de confiance.

En elle-même, une telle pratique affecte le calendrier international, empêche de définir un ordre du jour positif dans les relations internationales et ralentit les changements structurels.

Une série de conflits armés, menés sous le prétexte d’objectifs humanitaires, sape le principe séculaire de souveraineté nationale. Un autre vide, moral et juridique, se crée dans les relations internationales.

On dit souvent que les droits de l’homme priment sur la souveraineté nationale. C’est indéniable, de la même manière que les crimes contre l’humanité doivent être sanctionnés par la Cour pénale internationale. Mais lorsqu’en s’appuyant sur cette disposition, la souveraineté nationale est facilement violée, lorsque les droits de l’homme sont défendus de l’extérieur de manière sélective, et que ces mêmes droits sont violés au cours de ce processus de "défense", y compris le droit sacré à la vie, il ne s’agit pas d’une cause noble mais de démagogie pure et simple.

Il est important que l’ONU et le Conseil de sécurité puissent s’opposer efficacement au diktat de certains pays et à l’arbitraire sur la scène internationale.

Nul n’a le droit de s’octroyer les prérogatives et les pouvoirs de l’ONU, notamment en ce qui concerne l’utilisation de la force contre des États souverains.

Il est avant tout question de l’Otan, qui cherche à s’arroger des compétences qui ne sont pas celles d’une "alliance de défense." Tout cela est plus que sérieux. Nous nous souvenons des vaines exhortations au respect des normes juridiques et de la décence humaine élémentaire de la part des États qui ont été victimes d’opérations "humanitaires" et de bombardements opérés au nom de la "démocratie." Ils n’ont pas été entendus, et on ne voulait pas les entendre.

 

Apparemment, l’Otan, et d’abord les États-Unis, ont leur propre perception de la sécurité, qui est foncièrement différente de la nôtre.

Les Américains sont obsédés par l’idée de s’assurer une invulnérabilité absolue, ce qui est utopique et irréalisable, aussi bien sur le plan technique que géopolitique.

C’est précisément le fond du problème.

L’invulnérabilité absolue pour l’un impliquerait la vulnérabilité absolue de tous les autres. Il est impossible d’accepter une telle perspective. Toutefois, pour des raisons bien connues, beaucoup de pays préfèrent ne pas en parler ouvertement. Mais la Russie appellera toujours les choses par leur nom, et elle le fera ouvertement.

Je voudrais souligner une nouvelle fois que la violation des principes d’unité et du caractère inaliénable de la sécurité, et ce en dépit des nombreux engagements contractés selon ces principes, est susceptible d’engendrer des menaces très graves.

 

En fin de compte, cela concerne également les États qui, pour diverses raisons, sont à l’origine de telles violations.

Il y a un an, le monde a été confronté à un phénomène nouveau — des manifestations pratiquement simultanées dans de nombreux pays arabes contre les régimes autoritaires. Au départ, le printemps arabe était interprété comme porteur d’espoir de changements positifs.

Les Russes étaient du côté de ceux qui aspiraient aux réformes démocratiques.

Cependant, il s’est rapidement avéré que dans de nombreux pays, la situation n’évoluait pas selon un scénario civilisé.

Au lieu d’affirmer la démocratie et de défendre les droits des minorités, on a assisté à l’évincement de l’adversaire, à son renversement, une force dominante se trouvant remplacée par une autre force plus agressive.

 

L’ingérence extérieure, qui s’est rangée du côté de l’une des parties au conflit, ainsi que le caractère militaire de cette ingérence, ont contribué à une évolution négative de la situation.

Tant et si bien que certains pays ont éliminé le régime libyen grâce à l’aviation, en se protégeant derrière des slogans humanitaires. Et l’apothéose a été atteinte lors de la scène répugnante du lynchage barbare de Mouammar Kadhafi.

Il faut empêcher de réitérer le scénario libyen en Syrie. Les efforts de la communauté internationale doivent être avant tout axés sur la réconciliation en Syrie. Il est important de réussir à stopper au plus vite la violence, quelle que soit son origine, d’ouvrir enfin le dialogue national, sans conditions préalables, sans ingérence étrangère et en respectant la souveraineté du pays.

Cela créerait des prémisses à la mise en œuvre réelle des mesures de démocratisation annoncées par le gouvernement syrien. Le plus important est d’empêcher une guerre civile à part entière. La diplomatie russe a travaillé et travaillera dans ce sens.

Après une expérience amère, nous nous opposons à l’adoption de telles résolutions par le Conseil de sécurité des Nations Unies, qui seraient interprétées comme un coup d’envoi à une ingérence militaire dans les processus intérieurs en Syrie. Et c’est en suivant cette approche fondamentale que la Russie et la Chine ont bloqué, début février, une résolution qui, par son ambiguïté, aurait encouragé en pratique la violence exercée par l’une des parties en conflit.

 

A cet égard, étant donné la réaction très violente et presque hystérique au veto sino-russe, je voudrais mettre en garde nos collègues occidentaux contre la tentation de recourir au schéma simpliste utilisé auparavant : en l’absence d’aval du Conseil de sécurité des Nations Unies, formons une coalition des États intéressés. Et à l’attaque.

La logique même d’un tel comportement est pernicieuse. Elle ne mène à rien de bon. En tout cas, elle ne contribue pas au règlement de la situation dans un pays frappé par un conflit. Pire encore, elle déstabilise davantage l’ensemble du système international de sécurité et détériore l’autorité et le rôle central de l’ONU.

Rappelons que le droit de veto n’est pas un caprice, mais une partie intégrante de l’ordre mondial consacrée par la Charte des Nations Unies – sur l’insistance des États-Unis, d’ailleurs.

 

Ce droit implique le fait que les décisions auxquelles s’oppose au moins un membre permanent du Conseil de sécurité ne peuvent pas être cohérentes et efficaces.


J’espère que les États-Unis et d’autres pays tiendront compte de cette expérience amère et ne chercheront pas à lancer une opération militaire en Syrie sans l’aval du Conseil de sécurité des Nations Unies. D’ailleurs, je n’arrive pas à comprendre d’où viennent ces "démangeaisons belliqueuses".

 

Pourquoi manque-t-on de patience pour élaborer une approche collective ajustée et équilibrée, d’autant plus qu’elle commençait à prendre forme dans le projet de résolution syrienne, mentionné plus tôt.

Il ne restait plus qu’à exiger la même chose de l’opposition armée que du gouvernement, en particulier de retirer les unités armées des villes. Le refus de le faire est cynique.

Si nous voulons assurer la sécurité des civils, ce qui est la priorité de la Russie, il est nécessaire de raisonner tous les camps impliqués dans le conflit armé.

 

Et il existe également un autre aspect. Il s’avère que dans les pays touchés par le printemps arabe, de même qu’en Irak à l’époque, les sociétés russes cèdent leurs positions acquises au cours des décennies sur les marchés locaux et perdent des contrats commerciaux importants.

Et les créneaux vacants sont récupérés par les acteurs économiques des pays qui ont contribué au renversement des régimes en place.

 

On pourrait penser que dans une certaine mesure, ces événements tragiques n’ont pas été motivés par le souci du respect des droits de l’homme, mais par la volonté de redistribuer les marchés.

Quoi qu’il en soit, nous ne pouvons bien sûr pas rester les bras croisés. Et nous avons l’intention de travailler activement avec les nouveaux gouvernements des pays arabes afin de rétablir rapidement nos positions économiques.

 

Dans l’ensemble, les événements dans le monde arabe sont très instructifs. Ils montrent que la volonté d’instaurer la démocratie en utilisant la force peut conduire et conduit souvent au résultat inverse. On assiste à l’émergence de forces, y compris d’extrémistes religieux, qui cherchent à changer la direction même du développement des pays et la nature laïque de leur gestion.

La Russie a toujours eu de bonnes relations avec les représentants modérés de l’islam, dont l’idéologie est proche des traditions des musulmans russes.

Et nous sommes prêts à développer ces relations dans les conditions actuelles. Nous sommes intéressés par la dynamisation des liens politiques, commerciaux et économiques avec tous les pays arabes, y compris, je le répète, ceux qui viennent de traverser une période de troubles.

 

De plus, selon moi il existe de réelles conditions permettant à la Russie de conserver à part entière ses positions de leader sur la scène moyen-orientale, où nous avons toujours eu de nombreux amis.

En ce qui concerne le conflit israélo-arabe, la "recette miracle" qui permettrait de régler la situation n’a toujours pas été trouvée. Il ne faut en aucun cas baisser les bras. Etant donné la proximité de nos relations avec le gouvernement israélien et les dirigeants palestiniens, la diplomatie russe continuera à contribuer activement au rétablissement du processus de paix de manière bilatérale et dans le cadre du Quatuor pour le Moyen-Orient, en coordonnant ses actions avec la Ligue arabe.

Le printemps arabe a également mis en évidence l’utilisation particulièrement active des technologies avancées de l’information et de la communication dans la formation de l’opinion. On peut dire qu’Internet, les réseaux sociaux, les téléphones portables, etc. se sont transformés, avec la télévision, en un outil efficace aussi bien de la politique nationale qu’internationale.

C’est un nouveau facteur qui demande réflexion, notamment afin qu’en continuant à promouvoir la liberté exceptionnelle de communication sur le web, on réduise le risque de son utilisation par les terroristes et les criminels.

On emploie de plus en plus souvent la notion de "puissance douce" -soft power-, un ensemble d’outils et de méthodes pour accomplir des tâches de politique étrangère sans utiliser les armes, grâce à des leviers informationnels et autres.

 

Malheureusement, ces méthodes sont souvent utilisées pour encourager et provoquer l’extrémisme, le séparatisme, le nationalisme, la manipulation de la conscience de l’opinion publique et l’ingérence directe dans la politique nationale des États souverains.

Il convient de faire clairement la distinction entre la liberté d’expression et l’activité politique normale, d’une part, et l’utilisation des outils illégitimes de puissance douce de l’autre.

 

On ne peut que saluer le travail civilisé des organisations humanitaires et caritatives non gouvernementales. Y compris par leurs critiques actives des autorités en place. Cependant, les activités des "pseudo-ONG" et d’autres organismes ayant pour but de déstabiliser, avec le soutien étranger, la situation dans tel ou tel pays, sont inacceptables.

 

Je veux parler des cas où l’activité d’une organisation non gouvernementale n’était pas motivée par les intérêts -et les ressources- des groupes sociaux locaux, mais était financée et entretenue par des forces extérieures.

A l’heure actuelle, il existe dans le monde de nombreux "agents d’influence" des grandes puissances, des alliances et des corporations. Lorsqu’ils agissent ouvertement, il s’agit simplement d’une des formes de lobbyisme civilisé.

La Russie dispose également de telles institutions – l’agence fédérale Rossotroudnitchestvo, la fondation Rousski mir -Monde russe-, ainsi que nos principales universités, qui élargissent la recherche d’étudiants talentueux à l’étranger.

 

Mais la Russie n’utilise pas les ONG nationales d’autres pays et ne finance pas ces ONG et les organisations politiques étrangères afin de promouvoir ses propres intérêts.

La Chine, l’Inde et le Brésil ne le font pas non plus. Selon nous, l’influence sur la politique nationale et sur l’opinion publique dans d’autres pays doit être exclusivement ouverte.

De cette façon, les acteurs agiront de manière la plus responsable possible.

L’Iran se trouve actuellement sous les feux des projecteurs. Évidemment, la Russie est préoccupée par la menace croissante du lancement d’une opération militaire contre ce pays. Si cela se produisait, les conséquences seraient vraiment désastreuses. Il est impossible d’imaginer leur véritable ampleur.

 

Je suis convaincu que ce problème doit être réglé uniquement de manière pacifique. Nous proposons de reconnaître le droit de l’Iran de développer son programme nucléaire civil, y compris le droit de produire de l’uranium enrichi. Mais il faut le faire moyennant le placement de toute l’activité nucléaire iranienne sous le contrôle minutieux et fiable de l’Agence internationale de l’énergie atomique -AIEA-.

Si cela fonctionne, on pourra lever toutes les sanctions contre l’Iran, y compris unilatérales.

L’Occident s’est laissé emporter par sa tendance à vouloir châtier certains pays. À la moindre contrariété, il engage des sanctions, voire lance une opération militaire. Je voudrais rappeler que nous ne sommes plus au XIXe ni même au XXe siècle.

La situation autour du problème nucléaire nord-coréen est tout aussi sérieuse. En faisant une entorse au régime de non-prolifération, Pyongyang exige ouvertement le droit de disposer du nucléaire militaire et a déjà réalisé deux essais nucléaires.

Le statut nucléaire de la Corée du Nord est inacceptable pour nous. Nous sommes toujours en faveur de la dénucléarisation de la péninsule coréenne, par des moyens exclusivement politiques et diplomatiques, et nous appelons au rétablissement des négociations à six.

Cependant, de toute évidence, tous nos partenaires ne partagent pas cette approche. Je suis convaincu qu’il faut être particulièrement prudent à l’heure actuelle. Les tentatives pour tester la résistance du nouveau dirigeant nord-coréen, ce qui provoquerait des contre-mesures irréfléchies, sont inadmissibles.

Rappelons que la Russie et la Corée du Nord ont une frontière commune, et, comme nous le savons, on ne choisit pas ses voisins. Nous poursuivrons un dialogue actif avec le gouvernement de ce pays et le développement des relations conviviales, tout en incitant Pyongyang à régler le problème nucléaire. Ce serait évidemment plus facile si l’atmosphère de confiance mutuelle se renforçait sur la péninsule et si le dialogue intercoréen se rétablissait.

Dans le contexte des passions déchaînées par les programmes nucléaires de l’Iran et de la Corée du Nord, on commence à réfléchir inévitablement à la manière dont les risques de prolifération de l’armement nucléaire apparaissent, et à ce qui les renforce. On a l’impression que les cas devenus plus fréquents d’ingérence étrangère, brutale et même armée, dans les affaires nationales d’un pays, peuvent inciter tel ou tel régime autoritaire (et pas seulement) à se doter de l’arme nucléaire. En pensant que la possession de cette arme les protégerait. Et ceux qui ne la possèdent pas n’ont qu’à attendre une "intervention humanitaire."

Que cela nous plaise ou non, l’ingérence étrangère pousse effectivement vers une telle manière de penser. Et c’est la raison pour laquelle le nombre de pays où les technologies nucléaires militaires sont "à portée de main" ne diminue pas, mais augmente. Dans ces conditions, l’importance des zones affranchies d’armes de destruction massive et créées dans différentes parties de la planète s’accroît.

A l’initiative de la Russie, une discussion sur les paramètres d’une telle zone au Moyen-Orient a commencé.


Il faut tout faire pour que personne ne soit tenté d’obtenir une arme nucléaire. A cet effet, les combattants de la non-prolifération doivent changer eux-mêmes, notamment ceux qui se sont habitués à punir d’autres pays par la force militaire au mépris de la diplomatie. C’était, par exemple, le cas en Irak, dont les problèmes n’ont fait que s’aggraver après une occupation de près de dix ans.


Si on parvenait enfin à éradiquer les motivations qui poussent les Etats à posséder une arme nucléaire, on pourrait alors rendre le régime international de non-prolifération véritablement universel et solide grâce aux traités en vigueur. Un tel régime permettrait à tous les pays intéressés de profiter pleinement du nucléaire civil sous le contrôle de l’AIEA.

Cela serait très bénéfique pour la Russie, car nous travaillons activement sur les marchés internationaux, nous construisons de nouvelles centrales nucléaires avec des technologies modernes et sûres, et nous participons à la création de centres internationaux d’enrichissement d’uranium et de banques de combustible nucléaire.

L’avenir de l’Afghanistan est également préoccupant. Nous avons soutenu l’opération militaire destinée à apporter une aide internationale à ce pays. Mais le contingent militaire international sous l’égide de l’Otan n’a pas rempli la mission assignée. Le danger terroriste et la narcomenace émanant d’Afghanistan demeurent. En annonçant le retrait de leurs troupes de ce pays en 2014, les États-Unis créent dans ce pays et les pays voisins des bases militaires sans aucun mandat, sans objectif clairement défini ni durée d’activité annoncée. Bien sûr, cela ne nous convient pas.

La Russie a des intérêts évidents en Afghanistan. Et ces intérêts sont parfaitement légitimes. L’Afghanistan est notre voisin proche, et il est dans notre intérêt que ce pays se développe de manière stable et pacifique. Et surtout qu’il cesse d’être la principale source de la narcomenace. Le trafic de stupéfiants est devenu l’une des principales menaces, il sape le fond génétique des nations tout entières, crée un milieu prospère pour la corruption et le crime et conduit à la déstabilisation de la situation en Afghanistan même. Il est à noter que non seulement la production de stupéfiants afghans ne se réduit pas, mais que l’année dernière, elle a augmenté de près de 40%.

La Russie est la cible d’une véritable agression de l’héroïne, qui inflige un immense préjudice à la santé de nos concitoyens.

 

Étant donné l’ampleur de la menace émanant de la drogue afghane, il n’est possible de lutter contre elle qu’en s’unissant, en s’appuyant sur l’ONU et les organisations régionales – l’OTSC (Organisation du traité de sécurité collective), l’OCS (Organisation de coopération de Shanghai) et la CEI (Communauté des États indépendants). Nous sommes prêts à envisager une augmentation significative de la participation de la Russie à l’opération d’aide au peuple afghan.

Mais à condition que le contingent international en Afghanistan agisse de manière plus énergique dans notre intérêt également, qu’il s’attelle à la destruction physique des plantations de drogue et des laboratoires clandestins.

 

Les opérations antidrogue intensifiées en Afghanistan doivent s’accompagner du démantèlement des filières de transport des opiacés sur les marchés extérieurs, de la suppression des flux financiers sponsorisant le trafic de stupéfiants, ainsi que du blocage des fournitures des produits chimiques utilisés pour la fabrication de l’héroïne. L’objectif consiste à mettre en place dans la région un système complexe de sécurité antidrogue. La Russie contribuera réellement à l’unification efficace des efforts de la communauté internationale afin de parvenir à un changement radical dans la lutte contre la narco menace mondiale.

Il est difficile de faire des pronostics sur l’évolution de la situation en Afghanistan. L’histoire nous enseigne que la présence militaire étrangère ne lui a pas apporté la paix. Seuls les Afghans sont capables de régler leurs propres problèmes. Selon moi, le rôle de la Russie consiste à aider le peuple afghan à créer une économie stable et à améliorer la capacité des forces armées nationales à lutter contre la menace du terrorisme et du trafic de drogue, avec la participation active des pays voisins. Nous ne sommes pas opposés à ce que l’opposition armée, y compris les talibans, se joigne au processus de réconciliation nationale, à condition qu’elle renonce à la violence, reconnaisse la constitution du pays et rompe ses liens avec Al-Qaïda et d’autres organisations terroristes. En principe, j’estime que l’établissement d’un État afghan pacifique, stable, indépendant et neutre est tout à fait réalisable.

L’instabilité ancrée pendant des années et des décennies constitue un terreau fertile pour le terrorisme international. Tout le monde reconnaît qu’il s’agit d’un des plus dangereux défis pour la communauté internationale.

Je voudrais souligner que les zones de crise qui engendrent les menaces terroristes se trouvent à proximité des frontières russes, bien plus que de nos partenaires européens ou américains. Les Nations Unies ont adopté une Stratégie antiterroriste mondiale, mais on a l’impression que la lutte contre ce mal n’est toujours pas menée selon un plan universel commun et de manière cohérente, mais dans en réaction aux manifestations les plus aiguës et les plus barbares de la terreur, lorsque l’indignation publique suscitée par des actions provocantes des terroristes atteint son apogée.

Le monde civilisé ne doit pas attendre qu’une autre tragédie similaire à celle du 11 septembre 2001 à New York ou de l’école de Beslan se produise pour commencer à agir de manière collective et déterminée.

Toutefois, je suis loin de vouloir nier les résultats obtenus dans la lutte contre le terrorisme international. Ils sont bien tangibles. Ces dernières années, la coopération entre les services de renseignement et les forces de l’ordre de divers pays s’est nettement renforcée. Mais les réserves dans la coopération antiterroriste sont évidentes. Que peut-on dire si jusqu’à présent, une politique de deux poids deux mesures demeure, et qu’en fonction du pays, on perçoit les terroristes différemment, en les considérants comme "mauvais" ou "pas trop mauvais." Certains n’hésitent pas à utiliser ces derniers dans leur jeu politique, par exemple pour déstabiliser des régimes jugés indésirables.

Je dirais également que toutes les institutions de la société – les médias, les associations religieuses, les ONG, le système d’éducation, la science et les entreprises, doivent être pleinement utilisées dans la prévention du terrorisme. On a besoin d’un dialogue interconfessionnel et, dans un sens plus large, inter-civilisationnel.

La Russie est un pays multiconfessionnel et nous n’avons jamais connu de guerres religieuses. Nous pourrions apporter notre contribution à la discussion internationale sur ce sujet.

 

À suivre…

 

Vladimir Poutine

 

[1] Ces dernières semaines, Vladimir Poutine a publié une série d’articles détaillant ses intentions politiques sur les thématiques principales de sa campagne présidentielle.

 

Partie II -Vladimir Poutine explique sa politique étrangère,

 

-1999-2000, et 2008-2012- Vladimir Vladimir Poutine Premier ministre

.-2000-2008- et depuis 2012 Président de la Fédération de Russie,

 

La gouvernance unipolaire est illégitime et immorale- 43e conférence sur la sécurité -Munich, 9-11 février 2007-

 

[1] Ces dernières semaines, Vladimir Poutine a publié une série d’articles détaillant ses intentions politiques sur les thématiques principales de sa campagne présidentielle.

 

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Published by HADRIA RIVIERE - dans Politique
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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 16:47

 

HOMMAGE A

Sergueï Viktorovitch Lavrov -en russe : Сергей Викторович Лавров-

 

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SERGUEI LAVROV

 

"Du bon côté de l’Histoire"

 

Par Sergueï Lavrov

 

La propagande occidentale ne cesse de caricaturer la position de la Russie face à la crise syrienne.

Elle reproche à Moscou de soutenir Damas pour des motifs mercantiles, voire par solidarité criminelle.

Serguei Lavrov ne traite pas ici des choix stratégiques russes, mais des principes auxquels s’astreint sa diplomatie. Il répond patiemment aux inepties des médias occidentaux, rappelant l’attachement de Moscou au droit international et sa préoccupation de soutenir les peuples.

M. Lavrov oppose d’une part le soutien populaire massif dont dispose le président el-Assad et, d’autre part, l’illégitimité d’une opposition armée à caractère sectaire, soutenue de l’étranger.

Au cours de l’année ou de l’année et demie passée, les événements qui se sont enchaînés en Afrique du Nord et au Proche-Orient ont pris une place prépondérante parmi les questions politiques à l’ordre du jour au niveau mondial. Ils sont fréquemment qualifiés d’épisode le plus saillant dans la vie internationale de ce jeune 21è siècle.

Des experts évoquent depuis longtemps déjà la fragilité des régimes autoritaires des pays arabes, ainsi que les confrontations sociales et politiques potentielles.

Il était cependant difficile de prédire l’ampleur et la vitesse de la vague de changement qui a déferlé sur la région.

En corollaire de la crise qui se fait sentir dans l’économie mondiale, ces événements ont clairement démontré que le processus menant à l’émergence d’un nouveau système international est entré dans une période de turbulences.

À mesure que d’importants mouvements sociaux apparaissaient dans les pays de la région, il devenait plus urgent de savoir, pour les acteurs extérieurs et l’ensemble de la communauté internationale, quelle politique poursuivre.

De nombreuses discussions d’experts sur cette question, puis les actions concrètes mises en œuvre par les États et les organisations internationales, ont fait ressortir deux approches principales : soit aider les peuples arabes à déterminer leur avenir par eux-mêmes, ou alors tenter de façonner une nouvelle réalité politique en fonction de ce que l’on souhaite, tout en tirant parti de l’affaiblissement des structures étatiques qui s’avéraient depuis longtemps trop rigides.

La situation continue d’évoluer rapidement, ce qui impose à ceux qui jouent un rôle de premier plan dans les affaires régionales de consolider enfin leurs efforts, plutôt que de les disperser dans des directions différentes comme le feraient les personnages d’une fable d’Ivan Krylov.

Permettez-moi de récapituler les arguments que je développe régulièrement en ce qui concerne l’évolution de la situation au Proche-Orient.

Tout d’abord, la Russie, conjointement avec la majorité des pays dans le monde, encourage les aspirations des peuples arabes à une vie meilleure, à la démocratie et à la prospérité, et elle est disposée à soutenir ces efforts.

C’est pour cela que nous avons bien accueilli l’initiative du Partenariat de Deauville lors du sommet du G8 en France. Nous nous opposons fermement au recours à la violence dans le cadre des bouleversements en cours dans les États arabes, en particulier contre les civils.

Nous savons pertinemment que la transformation d’une société est un processus complexe et généralement long, qui s’opère rarement en douceur.

La Russie connaît probablement mieux le véritable prix des révolutions que la plupart des autres pays. Nous sommes parfaitement conscients du fait que les changements révolutionnaires s’accompagnent toujours de revers sociaux et économiques, de pertes de vies humaines et de souffrances.

 

C’est exactement pour cela que nous défendons une optique évolutive et pacifique pour la mise en œuvre des changements attendus de longue date au Proche-Orient et en Afrique du Nord.

 

Cela étant dit, quelle doit être la réponse dans l’éventualité que l’épreuve de force entre les autorités et l’opposition prenne la forme d’une confrontation violente et armée ?

La réponse semble évidente : les acteurs extérieurs doivent faire tout leur possible pour d’une part mettre fin à l’effusion de sang, et d’autre part soutenir un compromis impliquant toutes les parties du conflit.

En décidant de soutenir la résolution 1970 du Conseil de Sécurité de l’ONU et en ne faisant aucune objection à la résolution 1973 sur la Libye, nous estimions que ces décisions contribueraient à limiter l’usage excessif de la force et poseraient les fondations d’un règlement politique du conflit.

 

Malheureusement, les actions entreprises par les pays membres de l’OTAN dans le cadre de ces résolutions ont conduit à une grave violation de ces dernières, et au soutien à l’un des belligérants de la guerre civile, avec comme objectif de renverser le régime existant, en écornant au passage l’autorité du Conseil de Sécurité.

Il est inutile d’expliquer aux gens accoutumés à la politique que le diable est dans les détails, et que les solutions drastiques impliquant l’usage de la force ne peuvent aboutir à un règlement viable à long terme. Et dans les circonstances actuelles, alors que la complexité des relations internationales s’est considérablement accrue, il devient évident que le recours à la force pour résoudre les conflits n’a aucune chance d’aboutir.

Les exemples abondent. On citera notamment la situation compliquée en Irak et la crise en Afghanistan, loin d’être terminée.

De nombreux éléments tendent par ailleurs à indiquer que la Libye, après le renversement de Mouammar el-Kadhafi, est loin de bien se porter. L’instabilité s’est propagée au-delà, vers le Sahara et la région du Sahel, engendrant une dramatique aggravation de la situation au Mali.

 

L’Égypte constitue un autre exemple : ce pays est loin d’être arrivé à bon port, bien que le changement de régime ne se soit pas accompagné d’importantes flambées de violence et qu’Hosni Moubarak, qui avait gouverné le pays pendant plus de trente ans, ait quitté le palais présidentiel de son plein gré peu de temps après le début des mouvements de protestation.

Comment ne pas s’inquiéter, entre autres problèmes, des informations faisant état d’une augmentation des affrontements confessionnels et de violation des droits de la minorité chrétienne.

Ainsi, les raisons poussant à adopter l’approche la plus équilibrée vis-à-vis de la crise syrienne, qui est la plus aigüe de la région aujourd’hui, sont plus que suffisantes. Il était clair que suite aux événements en Libye, il était impossible de suivre le Conseil de Sécurité de l’ONU pour prendre des décisions qui ne soient pas assez explicites et qui permettraient aux responsables de leur mise en œuvre d’agir selon leur propre jugement. Tout mandat confié au nom de l’ensemble de la communauté internationale doit être aussi clair et précis que possible afin d’éviter l’ambigüité.

Aussi est-il important de comprendre ce qui se passe réellement en Syrie, et comment aider ce pays à franchir cette douloureuse étape de son histoire.

Malheureusement, les analyses qualifiées et honnêtes des développements en Syrie et de leurs conséquences potentielles manquent cruellement. Bien souvent, s’y substituent des images primitives et des clichés de propagande en noir et blanc. Depuis plusieurs mois, les principales sources d’informations internationales reproduisent des articles sur un régime dictatorial corrompu matant brutalement l’aspiration de son propre peuple à la liberté et la démocratie.


Il semble néanmoins que les auteurs de ces articles n’aient pas pris la peine de se demander comment le gouvernement pouvait parvenir à se maintenir en place sans soutien populaire depuis plus d’un an, en dépit des sanctions étendues qui sont imposées par les principaux partenaires économiques du pays.  

 

Pourquoi une majorité du peuple a-t-elle approuvé par vote le projet de constitution proposé par les autorités ? Pourquoi, après tout, la plupart des soldats sont-ils demeurés fidèles à leurs supérieurs ? Si la seule explication est la peur, alors pourquoi cette dernière n’a-t-elle pas bénéficié à d’autres régimes autoritaires ?

 

Nous avons déclaré à de nombreuses reprises que la Russie ne défendait pas le régime actuellement en place à Damas et qu’elle n’avait aucune raison politique, économique ou autre de le faire.

Nous n’avons jamais été un partenaire commercial ou économique important pour ce pays, dont le gouvernement a communiqué principalement avec les capitales des pays ouest-européens.

Il n’en demeure pas moins clair, tant à nos yeux qu’à ceux des autres, que la principale responsabilité pour la crise qui secoue le pays repose sur le gouvernement syrien, qui a échoué à emprunter le chemin de la réforme en temps voulu ou à tirer les conclusions des bouleversements profonds que connaissent les relations internationales.


Tout cela est vrai. Il existe néanmoins d’autres faits. La Syrie est un État multiconfessionnel : y vivent, en plus des musulmans sunnites et chiites, des alaouites, des orthodoxes et chrétiens d’autres confessions, des druzes et des kurdes.

 

Durant les quelques dernières décennies de gouvernance laïque du parti Ba’as, la liberté de conscience a été respectée en Syrie, et les minorités religieuses craignent que, si le régime était détruit, cette tradition pourrait prendre fin.

 

Lorsque nous affirmons que ces inquiétudes doivent être entendues et prises en compte, nous sommes parfois accusés de prendre des positions équivalant à de l’anti-sunnisme et, plus généralement, à de l’anti-islamisme.


Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité.

En Russie, des gens de diverses confessions, la plupart d’entre eux des chrétiens orthodoxes et des musulmans, vivent côte à côte depuis des siècles.


Notre pays n’a jamais mené de guerre coloniale dans le monde arabe, mais à l’inverse a continuellement soutenu l’indépendance des nations arabes et leur droit à un développement indépendant.

Et la Russie n’a pas de responsabilité à assumer pour les conséquences de la domination coloniale, marquée par les bouleversements des structures sociales qui ont amené les tensions persistant encore à ce jour.

Mon propos est différent. Si certains membres de la société s’inquiètent de potentielles discriminations sur la base de la religion et de la nationalité d’origine, alors les garanties nécessaires devraient être fournies à ces personnes, conformément aux standards humanitaires internationaux généralement acceptés.

Le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales a historiquement constitué, et continue de constituer, un problème majeur pour les États du Proche-Orient ; il est en outre l’une des principales causes des « révolutions arabes ».

Or la Syrie n’a jamais fait figure de mauvais élève dans cette région, avec son niveau de libertés civiques

incommensurablement plus élevé que celui de certains autres pays qui entendent aujourd’hui donner des leçons de démocratie à Damas.

Dans l’un de ses derniers numéros, le magazine français Le Monde Diplomatique a présenté une chronologie des violations des droits de l’homme commises par un grand État du Proche-Orient, qui comprenait, entre autres, l’application de 76 condamnations à mort pour l’année 2011 uniquement, et notamment pour des accusations de sorcellerie.

Si nous souhaitons réellement promouvoir le respect des droits de l’homme au Proche-Orient, nous devons ouvertement affirmer cet objectif.

Si nous proclamons que le fait de mettre un terme à l’effusion de sang est notre principal souci, alors nous devrions nous concentrer précisément là-dessus ; en d’autres termes, nous devons faire pression pour obtenir un cessez-le-feu dans un premier temps, puis promouvoir l’initiation d’un dialogue inter-syrien impliquant toutes les parties et avec pour objectif la négociation d’une formule de règlement pacifique de la crise par les Syriens eux-mêmes.

La Russie exprime ces messages depuis les premiers jours des troubles en Syrie. Il apparaissait assez clairement à nos yeux et, je suppose, aux yeux de toute personne qui dispose de suffisamment d’informations sur ce pays, qu’exercer des pressions pour que Bachar al-Assad soit immédiatement évincé, à l’encontre du souhait d’un segment considérable de la société syrienne qui s’appuie sur ce régime pour sa sécurité et son bien-être, reviendrait à plonger la Syrie dans une guerre civile sanglante et prolongée.

Les acteurs extérieurs responsables devraient aider les Syriens à éviter ce scénario et à instiguer des réformes évolutives plutôt que révolutionnaires au sein du système politique syrien, par le biais d’un dialogue national plutôt que d’une coercition exercée depuis l’extérieur.

Si l’on tient compte des réalités actuelles de la Syrie, force est d’admettre que le soutien unilatéral à l’opposition, en particulier à sa composante la plus belliqueuse, ne conduira pas à la paix dans ce pays dans un avenir proche, entrant donc en opposition avec l’objectif de protection des populations civiles. Ce qui semble ainsi prévaloir dans ce choix, ce sont les efforts visant à susciter un changement de régime à Damas dans le cadre d’une stratégie géopolitique régionale plus large.


Il ne fait aucun doute que ces projets ciblent l’Iran, sachant qu’un regroupement important de pays comprenant les États-Unis, d’autres pays membres de l’OTAN, Israël, la Turquie et certains États de la région semblent enclins à affaiblir le positionnement régional de ce pays.

L’éventualité d’une frappe militaire contre l’Iran est un thème sujet à beaucoup de débats aujourd’hui.

J’insiste régulièrement sur le fait qu’une telle option aurait des conséquences graves, et même catastrophiques.

La tentative de trancher le nœud gordien de problèmes anciens est vouée à l’échec.

Rappelons-nous à cet égard que l’invasion militaire de l’Irak par les États-Unis fut par le passé considérée comme une « occasion unique » pour transformer les réalités politique et économique du « Proche-Orient élargi » de manière rapide et décisive, en faisant ainsi une région alignée sur le « modèle européen » de développement.

En faisant abstraction des questions relatives à l’Iran, il reste que, de toute évidence, le fait d’attiser les troubles intra-syriens est susceptible de déclencher des processus qui auraient un impact sur la situation d’un vaste territoire entourant la Syrie, et ce de manière négative, avec des conséquences dévastatrices tant pour la sécurité régionale que pour la sécurité internationale. Parmi les facteurs de risques figurent la perte de contrôle de la frontière israélo-syrienne, l’envenimement de la situation au Liban et dans d’autres pays de la région, des armes tombant dans de « mauvaises mains », notamment dans celles d’organisations terroristes et, peut-être le plus dangereux, une aggravation des tensions et contradictions interconfessionnelles au sein du monde islamique.

 

Si l’on remonte aux années 90, Samuel Huntington soulignait dans son essai Le choc des civilisations la tendance qu’avait la notion d’identité basée sur la civilisation et la religion à gagner en importance dans l’ère de la mondialisation ; il démontrait en outre de façon convaincante la relative diminution de la capacité de l’Ouest historique à étendre son influence. Il serait certainement exagéré de tenter d’élaborer un modèle des relations internationales modernes en se basant uniquement sur de tels postulats. Il est pourtant aujourd’hui impossible d’ignorer cette tendance.


Elle est soutenue par un éventail de facteurs distincts, notamment des frontières nationales moins hermétiques, la révolution de l’information qui a mis en lumière l’inégalité socio-économique manifeste, et le désir croissant des peuples d’une part de préserver leur identité dans de telles circonstances, et d’autre part d’éviter de se voir inscrits dans la liste historique des espèces menacées d’extinction.

Les révolutions arabes démontrent sans conteste une volonté de retour aux racines de la civilisation, volonté qui se manifeste par une large adhésion populaire aux partis et mouvements agissant sous l’étendard de l’Islam. Cette tendance n’est pas apparente que dans le monde arabe. On pourrait citer la Turquie, qui se positionne plus activement comme acteur majeur de la sphère islamique et de la région environnante.

 

Des pays asiatiques, dont le Japon, affirment plus haut leur identité.

Une telle situation atteste encore davantage du fait qu’à un schéma binaire simple -sinon simpliste- datant de la Guerre froide, décrit en termes de paradigmes Est-Ouest, capitalisme-socialisme, Nord-Sud, vient se substituer une réalité géopolitique multidimensionnelle qui ne laisse pas de place à l’identification d’un facteur dominant unique. La crise financière et économique mondiale a mis en valeur les discussions sur le fait qu’un quelconque système puisse occuper une position dominante dans un quelconque domaine que ce soit, qu’il s’agisse de l’économie, de la politique ou de l’idéologie.

Il ne fait plus aucun doute que dans le cadre élargi qui définit le développement de la plupart des États et qui se caractérise par la gouvernance démocratique et une économie de marché, chaque pays choisira indépendamment son propre modèle politique et économique, en accordant la place qui leur est due aux traditions, à la culture et à l’histoire qui sont les siennes. En conséquence de cela, le facteur de l’identité basée sur la civilisation exercera vraisemblablement une influence plus importante sur les relations internationales.

Sur le plan pratique de la politique, ces conclusions ne peuvent suggérer qu’une chose : les tentatives d’imposer son propre ensemble de valeurs sont totalement futiles et ne risquent de conduire qu’à une dangereuse aggravation des tensions entre les civilisations.

Cela ne sous-entend aucunement que nous devons renoncer complètement à nous influencer les uns les autres et à promouvoir une bonne image de notre pays sur la scène internationale.

Néanmoins, cela devrait être fait en employant des méthodes honnêtes et transparentes qui stimuleront la diffusion de la culture, de l’éducation et de la science nationales tout en faisant preuve d’un respect total vis-à-vis des civilisations des autres peuples, en guise de mesures de protection de la diversité mondiale et d’estime de la pluralité dans les affaires internationales.

Il apparaît clairement que les espoirs visant à appliquer des technologies de pointe pour la dissémination des informations et la communication, notamment les réseaux sociaux, afin de changer la mentalité d’autres peuples, créant de fait une nouvelle réalité, sont à long terme condamnés à l’échec.

L’offre, sur le marché des idées d’aujourd’hui, est bien trop diversifiée, et des méthodes virtuelles ne sauraient engendrer qu’une réalité virtuelle, à moins bien entendu que nous nous en remettions à une mentalité du type Big Brother de George Orwell, et dans ce cas nous pouvons renoncer d’emblée à la notion de démocratie dans son intégralité, non seulement dans les pays qui sont soumis à une telle influence, mais également dans ceux qui l’exercent.

Le développement d’une échelle universelle de valeurs et de préceptes moraux devient une question politique de premier plan.

Une telle échelle pourrait constituer les fondations d’un dialogue respectueux et fructueux entre les civilisations, basé sur l’intérêt commun qu’est la réduction de l’instabilité accompagnant la création d’un nouveau système international, et visant à finalement établir un ordre mondial solide, efficace et polycentrique.

Dans cette perspective, nous ne pouvons garantir la réussite qu’en excluant les approches en noir-et-blanc, ce qui implique de traiter autant la question des préoccupations exagérées au sujet des droits des minorités sexuelles, qu’au contraire les efforts visant à faire remonter au niveau politique d’étroits préceptes moraux qui satisferaient un groupe et violeraient les droits naturels d’autres citoyens, en particulier ceux d’autres confessions.

Les crises, dans les relations internationales, atteignent une certaine limite qui ne peut être franchie sans porter atteinte à la stabilité mondiale.

C’est pourquoi le travail visant à éteindre les incendies régionaux, y compris les conflits intérieurs aux États, devrait être réalisé de façon aussi considérée que possible, sans qu’un quelconque double standard soit appliqué. L’emploi du « bâton des sanctions » mène toujours dans l’impasse. Toutes les parties prenantes dans les conflits intérieurs doivent être assurées du fait que la communauté internationale formera un front uni et agira conformément à des principes stricts afin de mettre fin à la violence aussi rapidement que possible et d’aboutir à une solution mutuellement acceptable par le biais d’un dialogue impliquant toutes les parties.

À l’égard des crises intérieures, la Russie n’obéit qu’à de tels principes, ce qui explique nos positions sur la situation en Syrie.

C’est pourquoi nous avons apporté notre soutien total et sincère à la mission de l’envoyé spécial pour l’ONU et la Ligue Arabe, Kofi Annan, visant à trouver un compromis mutuellement acceptable aussi rapidement que possible.

Les déclarations de la présidence et les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU à ce sujet reflètent les approches que nous avons défendues depuis le début des troubles en Syrie ; ces idées sont en outre reflétées dans notre déclaration conjointe avec la Ligue des État Arabes adoptée le 10 mars 2012.

Si nous parvenions à mettre en application ces approches en Syrie, elles pourraient devenir un modèle d’assistance internationale pour la résolution des futures crises.

 

Le fondement des « six principes » de Kofi Annan est de garantir la fin des violences, peu importe d’où elles émanent, et d’initier un dialogue politique conduit par la Syrie et dont la mission serait de répondre aux préoccupations et aux aspirations du peuple syrien.


 Ce dialogue aurait pour but d’aboutir à une nouvelle configuration politique en Syrie qui tiendrait compte des intérêts de tous les groupes qui constituent sa société multiconfessionnelle.

 

Il est nécessaire d’encourager la préparation et la mise en application d’accords destinés à résoudre le conflit sans prendre parti, de récompenser ceux qui les respectent et de nommer clairement ceux qui s’opposent au processus de paix.

Pour y parvenir, un mécanisme d’observation impartial est impératif, et un tel mécanisme a été mis en place conformément aux résolutions 2042 et 2043 du Conseil de Sécurité de l’ONU.  

 

Des observateurs militaires russes sont présents au sein de l’équipe internationale d’observation.


Malheureusement, le processus de mise en œuvre du plan de Kofi Annan pour la Syrie progresse avec de grandes difficultés. Le monde s’est ému de massacres de civils désarmés, dont la tragédie qui s’est déroulée dans le village de Houla le 25 mai 2012 et les terribles violences ultérieures dans les environs de Hama.

Il est important de clarifier les responsabilités dans ces événements, et d’en punir les responsables. Personne n’a le droit d’usurper le rôle de juge et d’utiliser ces événements tragiques pour atteindre ses propres objectifs politiques. Le fait de renoncer à de telles tentatives permettra de mettre un terme à la spirale de violence en Syrie.

Ceux qui affirment que la Russie « est en train de sauver » Bachar al-Assad ont tort. Je souhaite insister sur le fait que c’est le peuple syrien lui-même qui choisit le système politique et les dirigeants de son pays. Nous n’essayons d’aucune façon de blanchir les nombreuses erreurs et mauvais calculs de Damas, notamment l’usage de la force contre des manifestations pacifiques aux prémices de la crise.

À nos yeux, la question de savoir qui est au pouvoir en Syrie n’est pas primordiale ; il est impératif de mettre fin aux morts de civils et d’initier un dialogue politique dans des conditions où la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité du pays seront respectées par tous les acteurs extérieurs. Aucune violence ne saurait être justifiée. Le bombardement de zones résidentielles par les troupes gouvernementales est inacceptable, mais cette condamnation ne doit pas valoir indulgence vis-à-vis des actes terroristes perpétrés dans les villes syriennes, des meurtres commis par les insurgés qui s’opposent au régime, y compris ceux d’Al-Qaïda.

La logique dictant la nécessité de rompre le cercle vicieux de la violence s’est manifestée par le soutien unanime des membres du Conseil de sécurité de l’ONU au plan Annan.

Nous nous offusquons des déclarations et actions de certains acteurs impliqués dans la crise syrienne, qui font preuve de leur intérêt à voir les efforts de l’Envoyé spécial échouer. Parmi elles figurent les appels de la direction du Conseil national syrien (CNS) pour une intervention étrangère. Comment de telles déclarations seraient susceptibles d’aider les soutiens du CNS à réunir l’opposition syrienne sous leur égide, rien n’est moins clair. Nous cautionnons l’intégration de l’opposition syrienne uniquement sur la base d’un dialogue politique avec le gouvernement, en totale conformité avec le plan Annan.

La Russie continue, de façon quasi-quotidienne, à travailler conjointement avec les autorités syriennes, les pressant de se conformer intégralement aux six points proposés par Kofi Annan et de renoncer définitivement à leur illusion selon laquelle la crise politique syrienne s’éteindra par elle-même d’une façon ou d’une autre.

Nous travaillons également aux côtés de représentants de pratiquement toutes les branches de l’opposition syrienne. Nous sommes convaincus que si nos partenaires s’activent dans le même état d’esprit, sans mobiles cachés ni doubles standards, un règlement pacifique de la crise syrienne est possible.

Nous devons peser de tout notre poids sur le régime et sur l’opposition pour les amener à interrompre les hostilités et à se réunir à la table des négociations.

 

Nous considérons qu’il est important de mettre collectivement en œuvre des initiatives en ce sens, et de réunir une conférence internationale des États directement impliqués dans la crise syrienne. C’est avec à l’esprit le même objectif que nous entretenons des contacts rapprochés avec Kofi Annan et d’autres partenaires.

Ce n’est qu’en agissant de la sorte que nous pourrons éviter que le Proche-Orient ne sombre dans l’abysse des guerres et de l’anarchie et, comme il est de bon ton de l’affirmer, que nous pourrons rester du bon côté de l’Histoire.  

 

Nous avons la certitude que les autres formules impliquant une intervention extérieure en Syrie, qui vont du blocage des chaînes de télévision déplaisantes aux yeux de certains, à l’accroissement des livraisons d’armes aux groupes d’opposition, voire à des frappes aériennes, n’apporteront la paix ni à ce pays, ni à la région dans son ensemble.

 

Ce qui signifie que ces solutions ne seront pas justifiées par l’Histoire."

 

__________________________________________

 

Biographie du ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie Sergey Lavrov Viktorovich


 

Né le 21 mars 1950, Sergueï LAVROV est diplômé, en 1972, de l'Institut d'Etat des relations internationales du Ministère des Affaires étrangères de l'URSS.

Il parle anglais et cinghalais.

Il débute sa carrière en 1972 à l'Ambassade de l'URSS au Sri-Lanka, puis, de 1976 à 1981 il travaille à la Direction des Organisations internationales du Ministère des Affaires étrangères de l'URSS.

1981 - 1988 : premier secrétaire, conseiller supérieur à la Représentation permanente de l'URSS à l'ONU.

1988 - 1990 : directeur - adjoint à la Direction de la coopération économique internationale du Ministère des Affaires étrangères de la Russie.

1990-1992 : directeur du département des organisations internationales et des problèmes globaux du Ministère des Affaires étrangères de la Russie.

1992-1994 : vice-ministre des Affaires étrangères de la Russie.

De 1994 à sa nomination au poste de Ministre des Affaires étrangères de la Russie, il est Représentant permanent de la Fédération de Russie à l'ONU.

Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie.

Marié, il a une fille.

 

Source


http://www.colisee.org/article.php?id_article=1239

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 17:31

 

Quel changement ??????

Ou est le changement????

Certainement pas en politiques Etrangéres....


Pour les français et les françaises qui, ont voté en gobant  les propositions politiques de Hollande et de sa confrérie de socialo-caviarisée…pour la France !

Deception assurée !!!


Déçus? … Certainement...Et la déception ne fait que commencer !!

Ce sont les nouveau « cocus » de la Repoublique !!!

________________________________________

FABIUS, LE MENTEUR !!!!


Le nouvel Alain Juppé, Laurent Fabius, tenait conférence de presse, le mercredi après-midi.


Pour dire sur la Syrie les mêmes choses et sur le même ton, que son prédécesseur au Quai d'Orsay :

le gouvernement syrien est donc «un régime de massacreurs» qui a atteint «un degré supplémentaire» dans "l'horreur" , et le pays se trouve en situation de «guerre civile» :

"Lorsque massivement des groupes appartenant à un même peuple se déchirent et s'entretuent, si on n'appelle pas ça une guerre civile, alors on ne peut pas qualifier ce qui se passe".

 

Nous, on peut qualifier facilement ces déclarations de mensonges, et d'absurdité.

 

Mensonges parce qu'il n'est pas vrai qu'il y ait une guerre civile aujourd'hui en Syrie :

quelques milliers d'activistes armés, dont une proportion importante d'étrangers venus de tout l'arc musulman, et quelques dizaines de milliers de manifestants de rue -en comptant les enfants-, ça ne représente pas une moitié, ni même un tiers, ni même un quart d'une peuple de 23 millions d'âmes : c'est d'ailleurs ce que vient de reconnaître implicitement le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen -voir notre article «Le patron de l'OTAN n'est pas sûr de la réalité d'une guerre civile, en Syrie», mis en ligne le 13 juin-.

 

Parce que l'"horreur" stigmatisée par Fabius, elle a largement été assurée par les égorgeurs islamistes qui constituent le gros des effectifs de la rébellion, par les les épurateurs de chrétiens, d'alaouites et de sunnites patriotes de Homs, par les poseurs de bombes de Damas et d'Alep, par les commandos qui chaque jour abattent dans le dos des militaire et des notables, du professeur au sportif en passant para les «fils de» -du Grand mufti de Syrie, par exemple-.

 

Absurdité, parce que dans une même conférence de presse l'ami de BHL dit que le régime massacre son peuple, et que celui-ci est déchiré une guerre civile.

Auquel cas, la France de Fabius/Hollande doit préparer des sanctions pas seulement pour Bachar et ses amis, mais aussi pour tous les «groupes» qui les soutiennent.

 

En parlant de guerre civile, Fabius et ses semblables de droite et de gauche ne semblent pas se rendre compte qu'ils infirment la thèse rabâchée par eux, depuis un an, celle d'un pouvoir isolé face à son peuple, et seulement appuyé par une communauté minoritaire et une garde prétorienne.

 

Mais nous sommes conscients qu'il est déraisonnable d'exiger logique et honnêteté intellectuelle à des dirigeants français sous influence.

 

Bien sûr, Fabius prépare un train  de sanctions visant l'entourage du Président Bachar, mais aussi, des personnalités militaires, qu'il a menacées de poursuites pénales, dans un avenir – et pour cause – non précisé.

 

Laurent Fabius remplace Alain Juppé et Bernard-Henri Lévy est toujours aux commandes intellectuelles de la diplomatie arabe française (!)

Sauf que tout ce petit monde sioniste-atlantiste brasse de l'air plutôt qu'il n'impulse un direction aux événements. Comme son prédécesseur, Fabius va organiser un raout diplomatique parisien anti-syrien en juillet, avec ses patrons américains et ses pantins syriens du CNS.

Et comme ses prédécesseurs, ce sommet n'accouchera que d'incantations et de sanctions nouvelles, qui n'abattront évidemment pas le régime, si elles gênent la population.

 

Il ne faut donc pas s'alarmer plus que ça des postures de Fabius. En France, l'alternance diplomatique se fait sous le signe de la continuité dans l'aveuglement et  la soumission à Washington. Et Fabius, en parfait clone de Juppé, échouera à influer sur le destin syrien.

 

Info-Syrie

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 16:56

EN SOLIDARITE AVEC LA PALESTINE OCCUPEE,

EN SOUTIEN AUX GAZOUIS ENFERME DANS 5 ANS … DANS L’INDIFFERENCE TOTALE !


Cinquante ONG et agences de l’ONU appellent "Israël" à lever le blocus de Gaza

 

Cinquante organisations internationales et agences de l'ONU ont appelé jeudi « Israël » à lever son blocus de la bande de Gaza, à

l'occasion du 5ème anniversaire du renforcement de cette mesure à l’encontre du peuple palestinien.


"Depuis plus de cinq ans dans la bande de Gaza, plus d'1,6 million de personnes sont soumises à un blocus, en violation du droit international. Plus de la moitié sont des enfants", selon la déclaration commune, signée notamment par Oxfam, Amnesty International, Médecins du Monde, Save the Children, l'Unicef ou l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).


"Le gouvernement d'Israël fait face à des critiques internationales croissantes concernant ce blocus" notent ces organisations.


Dans des documents publiés à l'occasion du cinquième anniversaire du durcissement du blocus, les ONG soulignent les difficultés que cette situation entraîne pour la population, comme la "fermeture depuis 2007 de 30% des entreprises de Gaza", où "80% des habitants dépendent de l'aide".


En outre, "90 à 95% de l'eau de la nappe phréatique de Gaza est impropre à la consommation" et les restrictions imposées par « Israël » à l'importation vers Gaza de nombreux matériaux de construction ont entraîné "un manque de plus de 71.000 unités de logement, soit environ 23% du logement total à Gaza", selon les mêmes études.

 

Quand c’est « Israël »  qui, massacre, enferme, affame, déporte….des Palestiniens…


Ni les Yankees, ni Botule/Levy - Chef du Président Hollande, ni Fabius- le bien nommé Ministre des Affaires Etrangère en France,  , ni les laquais Européens, ni les soubrettes arabes ne condamnent, ne réclament des sanctions, n’exigent l’arrêt des massacres, ne menacent « d’une intervention humanitaire »….

 

Ces criminels de guerre n’osent même pas  proposer à l’ordre du jour du « machin ONU » d’aborder  la situation dramatique des Palestiniens…


En revanche dès qu’il s’agit d’un pays arabe souverain…

L’armada propagandiste, fallacieuse est de sortie….

Les menacent, les sanctions, les mensonges, la haine….sont de sorties….

Le TPI- Tribunal Pénal International, réservé seulement aux "Negres désarmés"…. sert d’épouvantail…

 

C’est cela le règne du « deux poids deux mesures », c’est cela « la loi du plus fort », camouflés sous le vocable hypocrite

"d'aide humanitaire"…


Bandes d’assassins…. Vous n'êtes que criminels de guerre,

en sursis….!!!

 

Heureusement avec Poutine- Président de la Fédération de Russie,  avec  Hu Jintao -Président de la République populaire de Chine,  avec Mahmoud Ahmadinejad, Président de la République islamique d'Iran, avec Hugo Chávez, président de la République bolivarienne du Venezuela…


Ajoutons à ce panel...grandiose :


Le Brésil, l’Afrique sur Sud, l’Inde, le Pakistan….

 et,

nous savons  que « la loi du plus fort », le terrorisme d’état instauré depuis quelques décennies par les Yankees et leurs collabos, va enfin trouver, sur son chemin, de sérieux obstacles….


Une opposition crédible et forte à l’Hégémonie  criminelle Yankee est en train de se construire….

C’est là, une lueur d’espoir pour la préservation de la diversité Humaine….

La Syrie en est le premier exemple….

Et

Qui sait… Les Palestiniens peuvent  espérer RECUPER leur terre… !!!

Tous les espoirs sont permis….

Nous, peuples de la planéte devrions leur exprimer notre reconnaissance...notre gratitude pour notre survie....!

Un grand Merci…Messieurs les nationalistes !!!!!


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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 12:06

 

La crise syrienne a changé de nature…

Elle peut se transformer en guerre mondiale…

Peut-être qu’alors le peuple français endormi, va enfin demander a son Ministre des Affaires Etrangéres le sieur Fabius de se taire…

De cesser les menaces à l’encontre d’u pays souverain

et

d’un peuple pacifique ?

 

 

Syrie-Topol M : vers une guerre mondiale?

 Par Thierry Meyssan


Le processus de déstabilisation qui devait ouvrir la voie à une intervention militaire légale de l'Alliance atlantique a échoué.

Ôtant leur masque, les États-Unis ont publiquement évoqué la possibilité d'attaquer la Syrie sans l'aval du Conseil de sécurité, comme ils le firent au Kosovo.


C'était feindre d'ignorer que la Russie de Vladimir Poutine n'est pas celle de Boris Eltsine.


Après s'être assuré du soutien chinois, Moscou a tiré deux coups de semonce en direction de Washington.

La continuation des violations du droit international par l'OTAN et le CCGP risque désormais d'ouvrir un conflit mondial.


Lors de la célébration de la victoire contre le nazisme, le 9 juin dernier, le Président Vladimir Poutine a insisté sur la nécessité pour la Russie de se tenir prête à un nouveau sacrifice.

Le Président Vladimir Poutine a placé son troisième mandat sous le signe de l'affirmation de la souveraineté de son pays face aux menaces directement lancées contre la Fédération de Russie par les États-Unis et l'OTAN.


Moscou a maintes fois dénoncé l'élargissement de l'OTAN, l'installation de bases militaires à ses frontières et le déploiement du bouclier antimissile, la destruction de la Libye et la déstabilisation de la Syrie.


Les jours suivant son intronisation, M. Poutine a passé en revue l'industrie militaire russe, ses forces armées, et son dispositif d'alliance.


Il a poursuivi cette mobilisation en choisissant de faire de la Syrie la ligne rouge à ne pas franchir.


Pour lui, l'invasion de la Libye par l'OTAN est comparable à celle de la Tchécoslovaquie par le IIIe Reich, et celle de la Syrie —si elle devait avoir lieu— serait comparable à celle de la Pologne qui déclencha la Deuxième Guerre mondiale.


Toute interprétation de ce qui se passe actuellement au Levant en termes intérieurs syriens de révolution/répression est non seulement faux, mais dérisoire au regard des vrais enjeux et relève de la simple communication politique.


La crise syrienne est avant tout une étape du «remodelage du Moyen-Orient élargi», une nouvelle tentative de détruire «l'Axe de la Résistance», et la première guerre de «la géopolitique du gaz».


Ce qui se joue actuellement en Syrie, ce n'est pas de savoir si Bachar el-Assad parviendra à démocratiser les institutions qu'il a reçu en héritage ou si les monarchies wahhabites du Golfe persique parviendront à détruire le dernier régime laïque de la région et à imposer leur sectarisme, mais quelles frontières séparent les nouveaux blocs, OTAN -Organisation du Traité de l'Atlantique-Nord- et OCS -Organisation de coopération de Shanghai-.

 

Certains de nos lecteurs ont probablement sursauté à la lecture de la phrase précédente.


En effet, depuis des mois, les médias occidentaux et du Golfe leur martèlent à longueur de journées que le Président al-Assad incarne une dictature sectaire au profit de la minorité alaouite, tandis que son opposition armée incarne la démocratie pluraliste.


Un simple regard sur les événements suffit à discréditer cette présentation mensongère.


Bachar el-Assad a convoqué successivement des élections municipales, un référendum et des élections législatives.

Tous les observateurs se sont accordés à dire que les scrutins se sont déroulés de manière sincère.


La participation populaire a atteint plus de 60 % alors même que les Occidentaux les ont qualifiés de «farces» et que l'opposition armée qu'ils soutiennent a empêché les citoyens de se rendre aux urnes dans les quatre districts qu'ils contrôlent.

Dans le même temps, l'opposition armée a multiplié les actions non seulement contre les forces de sécurité, mais contre les civils et tous les symboles de la culture et du multi-confessionnalisme.


Ils ont assassiné les sunnites progressistes, puis tué au hasard alaouites et chrétiens pour contraindre leurs familles à fuir.

Ils ont brulé plus de mille cinq cents écoles et églises. Ils ont proclamé un éphémère Emirat islamique indépendant à Baba Amr où ils ont institué un Tribunal révolutionnaire qui a condamné à mort plus de 150 mécréants, égorgés un à un en public par leur bourreau.


Et ce n'est pas le pitoyable spectacle de quelques politiciens dévoyés, réunis au sein d'un Conseil national syrien en exil, affichant un projet démocratique de façade sans rapport avec la réalité de terrain des crimes de l'Armée «syrienne» libre, qui masquera plus longtemps la vérité.


Au demeurant, qui peut croire que le régime laïque syrien, dont l'exemplarité était célébrée il y a peu, serait devenu une dictature confessionnelle, tandis que l'Armée «syrienne» libre, soutenue par les dictatures wahhabites du Golfe et obéissant aux injonctions de prédicateurs takfiristes serait un parangon du pluralisme démocratique ?


L'évocation par des dirigeants US d'une possible intervention internationale hors mandat de l'ONU, à la manière dont l'OTAN avait démembré la Yougoslavie, a suscité inquiétude et colère à Moscou.


La Fédération de Russie, qui jusqu'ici se tenait en position défensive, a décidé de prendre l'initiative.


Ce changement stratégique est dû à l'urgence de la situation du point de vue russe, et à l'évolution favorable sur le terrain en Syrie.

Moscou a proposé de créer un Groupe de contact sur la Syrie qui réunirait l'ensemble des États concernés, c'est-à-dire à la fois les Etats voisins, les puissances régionales et internationales.


Il s'agit de substituer un forum de dialogue à l'actuel dispositif belliqueux mis en place par les Occidentaux sous le vocable orwellien de «Conférence des Amis de la Syrie».


La Russie continue à soutenir le Plan Annan —qui est en fait la reprise à peine modifiée du plan présenté par Sergey Lavrov à la Liguer arabe—.


Elle déplore que ce plan ne soit pas appliqué, mais rejette la culpabilité sur la faction de l'opposition qui a pris les armes.

Selon A.K. Lukashevich, un des porte-parole du ministère des Affaires étrangères, l'Armée «syrienne» libre est une organisation illégale au regard du droit international.


Bien qu'elle assassine chaque jour 20 à 30 soldats syriens, elle est publiquement soutenue par les États de l'OTAN et du CCGP en violation du Plan Annan.


Se posant en faiseur de paix face à une OTAN faiseur de guerre, Vladimir Poutine a demandé à l'OTSC de se préparer à déployer des «chapkas bleues» en Syrie, à la fois pour séparer les belligérants syriens et pour combattre les forces étrangères.

Nicolai Bordyuzha, secrétaire général de l'OTSC, a confirmé qu'il dispose de 20 000 hommes formés pour ce type de mission et immédiatement disponibles.


Ce serait la première fois que l'OTSC déploierait une force de paix hors de l'ancien espace soviétique.


Piqué au vif, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a tenté de saboter cette initiative en proposant soudainement d'organiser lui aussi un Groupe de contact.


Réunissant à Washington le groupe de travail sur les sanctions de la Conférence des Amis de la Syrie, la secrétaire d'Etat US Hillary Clinton a fait fi de la proposition russe et a surenchéri en faveur d'un changement de régime.


En Turquie, des parlementaires d'opposition ont visité les camps de réfugiés syriens. Ils ont constaté l'absence de plus d'un millier de réfugiés enregistrés par les Nations Unies dans le principal camp et, au contraire, la présence d'un arsenal dans le camp.


Ils ont alors interrogé à l'Assemblée le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan exigeant qu'il révèle le montant de l'aide humanitaire accordée aux réfugiés fantômes.


Les députés considèrent que le camp de réfugiés est une couverture pour une opération militaire secrète.

Il abrite en réalité des combattants, principalement libyens, qui l'utilisent comme base arrière.


Les députés ont émis l'hypothèse que ces combattants sont ceux qui se sont introduit dans le district de Houla lorsque le massacre a été perpétré.


Ces informations confirment les accusations de l'ambassadeur russe au Conseil de sécurité, Vitaly Churkin, selon lesquelles, le représentant spécial de Ban Ki-moon en Libye, Ian Martin, a utilisé des moyens de l'ONU destinés aux réfugiés pour acheminer en Turquie des combattants d'Al Qaeda.

En Arabie saoudite, la fracture entre le roi Abdallah et le clan des Sudeiris s'est à nouveau manifestée.


À l'invitation d'Abdallah Ier, le Conseil des oulémas a publié une fatwa stipulant que la Syrie n'est pas une terre de jihad.

Mais, dans le même temps, le prince Fayçal, ministre des Affaires étrangères appelait à armer l'opposition contre «l'usurpateur alaouite».


La journée du jeudi 7 juin a été riche en événements.

Alors que Ban Ki-moon et Navi Pillay, respectivement secrétaire général et Haut-commissaire aux Droits de l'homme, dressaient leur réquisitoire contre la Syrie devant l'Assemblée générale de l'ONU, Moscou a procédé à deux tirs de missiles balistiques intercontinentaux.


Le missile Boulava tire son nom d'une antique masse d'arme slave faisant office de bâton de maréchal des armées cosaques.

 

Le colonel Vadim Koval, porte-parole du RSVN, a admis le test d'un Topol —lancé depuis un silo près de la Caspienne—, mais n'a pas confirmé celui d'un Boulava depuis un sous-marin en Méditerranée.


Cependant, le tir a été observé dans tout le Proche-Orient, d'Israël à l'Arménie, et il n'existe aucune autre arme connue qui puisse laisser de telles traces dans le ciel.

 

Le message est clair : Moscou est prêt à la guerre mondiale, si l'OTAN et le CCG ne se plient pas aux obligations internationales telles que définies par le Plan Annan, et persistent à alimenter le terrorisme.


Selon nos informations, ce coup de semonce avait été coordonné avec les autorités syriennes.


De Même que Moscou avait encouragé Damas à liquider l'Émirat islamique de Baba Amr sitôt l'autorité du président el-Assad confirmée par le référendum constitutionnel, de même il a encouragé le président à liquider les groupes de mercenaires présents dans le pays sitôt le nouveau Parlement et le nouveau Premier ministre installés.


L'ordre a été donné de passer d'une stratégie défensive à une action offensive pour protéger la population du terrorisme.

L'armée nationale est donc passée à l'attaque des bastions de l'Armée « syrienne » libre.


Les combats des prochains jours s'annoncent difficiles, d'autant que les mercenaires disposent de mortiers, de missiles anti-chars et désormais de missiles sol-air.


Pour faire baisser la tension, la France a immédiatement accepté la proposition russe de participation à un Groupe de contact ad hoc. Washington a dépêché en urgence Frederic C. Hof à Moscou.


Contredisant les propos tenus la veille par la secrétaire d'État, Hillary Clinton, M. Hof a à son tour accepté l'invitation russe.

Il n'est plus temps de se lamenter sur l'extension des combats au Liban, ni de pérorer sur une possible régionalisation du conflit.


Depuis 16 mois qu'ils déstabilisent la Syrie, l'OTAN et le CCGP ont créé une situation sans issue qui peut désormais dégénérer en guerre mondiale.


Thierry Meyssan

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 11:46

 

 

Syrie: la fuite des Chrétiens d’al Qusayr devant la démocratie en marche

 

 

Agenzia Fides est l’agence d’informations officielle du Vatican.

 

Cette agence propose ses dépêches en plusieurs langues dont le français, ce qui ne suffit cependant pas pour que les informations qu’elle diffuse sur la situation en Syrie soient reprises par la presse française.

 

Et pour cause…

 

Je vous reproduis in extenso un article sur l’ultimatum adressé à la population chrétienne par les opposants armés dans la ville d’al Qusayr  dont les forces gouvernementales tentent de reprendre le contrôle.


La majorité de ces Chrétiens a donc pris la fuite vers la campagne ou encore Damas. On apprend incidemment que ces Chrétiens font l’objet depuis plusieurs mois de vexations, une situation inconnue avant le début de la rébellion « démocratique » soutenue par l’Arabie Saoudite et le Qatar.

 

D’autres articles de l’agence Fides nous apportent des précisions supplémentaires

 

Un article du 12 juin nous apprend qu’un certain Maurice Bitar, un des quelques Chrétiens qui a dérogé à l’ultimatum, a été assassiné avec trois autres personnes -des Musulmans donc- par un franc-tireur.


Un article du 13 juin nous apprend qu’une église a été profanée à al Qusayr par des membres des bandes armées « démocratiques ».


Pas de quoi s’alarmer puisque vos journaux restent silencieux, à part le journal La Croix  qui recherche un subtil équilibre entre les assertions du Vatican et celles des opposants armés. .

 

Pourtant le Vatican, avec son réseau de prêtres et de bonnes sœurs est, avec la Russie et ses 100 000 ressortissants présents en Syrie, sans doute un des Etats les mieux informés sur la réalité de ce qui se passe en Syrie.


ASIE/SYRIEUltimatum lancé contre les chrétiens de Qusayr

Qusayr -Agence Fides- – 9 juin 2012


Exode des chrétiens dans l’ouest de la Syrie : la population chrétienne encore présente dans la petite ville de Qusayr, dans les environs d’Homs, a fait l’objet d’un ultimatum lancé par le chef de l’opposition armée, Abdel Salam Harba.

C’est ce qu’indiquent des sources locales de Fides, signalant qu’auparavant, suite à l’éclatement du conflit, 9.000 des 10.000 chrétiens présents avaient déjà quitté la ville.

 

Certaines mosquées de la ville ont accepté de relayer le message annonçant du haut des minarets : « Les chrétiens doivent quitter Qusayr dans un délai de six jours qui se termine vendredi ».


 L’ultimatum, qui a donc expiré hier, 8 juin, a apeuré le reste de la population chrétienne qui avait espéré que la présence du Père Paolo Dall’Oglio à Qusayr pour une semaine dans le but d’y prier et d’y jeûner pour la paix au milieu du conflit -voir

 

Fides 30.05.2012- aurait pu améliorer la situation.

 

Les raisons de cet ultimatum demeurent obscures.

 

D’aucuns disent que c’est pour épargner aux chrétiens de nouvelles souffrances.

 

D’autres y relèvent une continuité dans la discrimination et la répression qu’ils expérimentent depuis des mois.

 

D’autres encore se lamentent que certains chrétiens ont manifesté trop clairement leur loyauté à l’Etat, ce qui a provoqué ces mesures.

Les familles chrétiennes demeurant à Qusayr ont commencé leur exode en direction des vallées et des campagnes environnantes.


Certaines sont allées se réfugier chez des parents ou des amis à Damas.

Il y a cependant beaucoup de familles qui sont restées sur place malgré l’ultimatum ne se résignant pas à abandonner leur ville natale, leurs terrains et leurs biens mais on ne sait quel destin pourra les attendre.


Des sources de Fides réaffirment que des groupes extrémistes islamistes salafistes se trouvant dans les rangs de l’opposition armée considèrent les chrétiens comme des renégats, confisquant leurs biens, pratiquant des exécutions sommaires et étant prêts à déclencher une guerre confessionnelle.

 

 

Lien source :


http://mounadil.wordpress.com/

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 10:48

 

 

Syrie ou le message d’un missile russe…,


Par le Docteur Amin Hoteit


Il est désormais certain que la dite «crise syrienne», qui, dès le départ, nous a paru être une guerre mondiale contre la Syrie,..

.... est devenue un problème universel autour duquel le monde s'est divisé en deux camps :

le camp occidental qui a planifié, commandité, et dirigé l'agression par des mercenaires arabes ou régionaux, du moins jusqu'ici ; et le camp adverse qui s'est coalisé par la force de ses propres objectifs  stratégiques.

Ce dernier  a formé un groupe international  qui considère que la réussite des projets de l'Occident en Syrie signifierait la chute de toute la région sous l'emprise d'un néo-colonialisme qui anéantirait toute velléité de liberté et  d'indépendance.

Le conflit est donc clair entre un agresseur aux ordres des USA et un défenseur qui s'organise par une distribution coordonnée des rôles à chacun des membres de son organisation stratégique, en fonction de leur capacité et de leur efficacité  à repousser l'agression.


1.Plus le temps passe et plus les constantes de cette confrontation deviennent évidentes.

Au terme d'un peu plus de quinze mois, elles peuvent être résumées comme suit :

1.1.Les capacités de défense des défenseurs sont supérieures aux capacités d'attaque des agresseurs.

En effet, compte tenu du potentiel de chacun des deux camps, le succès du camp agresseur pour atteindre ses objectifs en Syrie et redessiner la région de telle sorte qu'elle puisse se conformer aux intérêts des États-Unis et du sionisme, est devenu impossible.

 Par conséquent, entendre le camp des   agresseurs répéter à l'envi : «Le président syrien doit s'en aller»... «Il faut qu'il cède le pouvoir à un gouvernement civil de transition»... «Il faut une transition pacifique du pouvoir»... ne témoigne que du ridicule et de l'ironie de la situation ; parce qu'il se comporte en vainqueur alors qu'il est vaincu et que, jusqu'à présent,  son agression ne lui a rapporté que ses propres crimes qui ont coûté la vie à des Syriens innocents... à moins qu'il ne considère la criminalité comme une victoire !

 

1.2.La désintégration et l'affaissement du système des agresseurs alors que la cohésion du système des défenseurs parait de plus en plus solide, chacun de ses membres estimant que la question syrienne le concerne directement ; ce qui explique leurs prises de position de plus en plus fermes contre toute atteinte ou intervention étrangère en Syrie et sous n'importe quel prétexte qui nécessiterait l'usage de la force, notamment par adoption d'une résolution en vertu du Chapitre VII.

Les États-Unis sont, peut-être, sur le point de comprendre cet état des choses, surtout depuis la dernière prise de position russe.

Seuls les «ourbans du pétrole» restent sourds devant l'évidence et refusent de comprendre.

C'est pourquoi, avec le Secrétaire général [malencontreusement dénommé «Al-Arabi»] de la Ligue pétrolière prétendument concernée par la «Cause arabe»,  ils persistent à tenter et à exiger que la «question syrienne» soit soumise au fameux Chapitre VII.

Mais, en l'occurrence, leurs appels ne seront pas entendus à travers la porte définitivement scellée du Conseil de sécurité.

 

1.3. En plus de ce qui précède, il est important de constater que chacun de ces deux camps rassemble et exhibe ses forces dans le but de précipiter l'heure décisive et d'y mettre fin de manière à ce qu'elle lui soit favorable. 

En effet

1.3.1. Le camp des agresseurs, comme nous l'avons précédemment écrit [1], a organisé des manœuvres militaires de grande envergure en Jordanie sous la dénomination «le lion en alerte», après avoir recruté l'ensemble des forces qui pourraient jouer un rôle lors de sa future intervention militaire en Syrie.

Il a très généreusement inondé sa prétendue «opposition syrienne» d'armes de toutes sortes, et de toutes technologies, pour assurer aux terroristes mercenaires qui lui sont inféodés les moyens de commettre leurs méfaits.

Il a chargé les observateurs internationaux de recueillir les renseignements utiles et de mener l'enquête qui favoriserait son intervention militaire à venir. 

Il a  décidé d'étrangler les médias syriens pour créer les conditions favorables  à son opération militaire, qu'il suggère très proche avec ou sans résolution du Conseil de sécurité.

 

Pour finir, voici que des manœuvres israéliennes se mettent en branle pour, dit-on, passer le message d'une attaque sur les bastions du Hezbollah !

 

1.3.2.  Le camp des défenseurs, après avoir résisté en absorbant les chocs depuis le début de l'agression et après avoir laissé le temps à la Syrie pour qu'elle puisse réaliser ses réformes, se met lui aussi à rassembler et à exhiber ses forces pour renforcer sa défense et confirmer ses acquis.

Ainsi, et suite au succès des élections législatives syriennes, est venue la décision ferme et définitive de combattre le terrorisme sans relâche ; suivi du «test surprise» correspondant au tir de missiles balistiques intercontinentaux russes [2], lequel a semé la confusion dans le camp adverse qui a bien compris le sérieux du  nouveau message militaire signifiant que les décisions politiques déclarées par Moscou, à l'intérieur et à l'extérieur du Conseil de sécurité, reposent sur une puissance militaire réelle et prête à intervenir en cas d'agression.

Un projet de manœuvres militaires communes à  quelques pays membres de cette organisation défensive n'a pas tardé à être envisagé.

Quant au plan d'étranglement des  médias syriens, il a échoué avant même sa mise à exécution par la prise de mesures adaptées aux circonstances et capables de protéger le droit de la Syrie à faire entendre sa vérité.

 

2.Dans ces conditions, la question qui se pose concerne le  devenir de  cette crise mondiale révélée par la soi-disant crise syrienne :

le monde est-il à la veille d'une confrontation militaire globale, ou bien, est ce que ces démonstrations de force ne sont là que pour servir d'atouts lors de futures négociations ?

 

Or, en matière de guerres, il est raisonnablement impossible de lancer une attaque avant de s'assurer de deux éléments :

 

le premier correspond à la possibilité de réaliser l'exploit escompté tout en amenant l'adversaire à l'effondrement ou à une sorte de dépression ou d'égarement ;

le second correspond  à la capacité à transformer une victoire  militaire en victoire politique qui puisse permettre d'ancrer, de conserver et d'exploiter la victoire.

Dans certains cas, un troisième élément est à prendre en compte et correspond à ce que l'attaquant peut supporter comme pertes potentielles suite à la confrontation.

 

Si nous appliquons ces règles immuables au camp des agresseurs, nous constatons que :

 

2.1. Dans le domaine de la guerre conventionnelle, les forces militaires essentielles à ce camp [l'OTAN] sortent de deux décennies décevantes qui ont épuisé leur économie au point qu'elles ne peuvent envisager une nouvelle guerre, alors que le camp adverse a des capacités militaires défensives qu'il leur serait extrêmement difficile de vaincre ; ce qui nous amène à laisser tomber l'éventualité d'une intervention militaire justifiée ou non par une résolution du Conseil de sécurité.

 

2.2. Dans le domaine de la guérilla et des opérations terroristes en cours, alimentées et dirigées par le camp des agresseurs qui poussent à l'escalade des violences et à leur généralisation à tout le territoire syrien et notamment aux grandes villes [Damas et Alep], le battage médiatique et les possibilités des agresseurs sont en deçà du seuil nécessaire à la réalisation de leur projet.

En revanche, il est désormais très clair que la prochaine étape de la lutte contre ce terrorisme sera différente des précédentes, notamment parce que depuis la formation du nouveau gouvernement issu d'élections parlementaires libres il ne sera plus question d'opposer des lignes rouges infranchissables aux forces militaires syriennes et de les empêcher de faire ce qui doit être fait.

Il ne sera plus possible au terrorisme médiatique et aux politiques du camp des agresseurs, qui sont derrière les massacres, de continuer leurs frauduleuses campagnes accusant l'État syrien de leurs propres crimes.

Il ne sera plus acceptable que la mission des observateurs internationaux serve à intensifier les opérations criminelles, mission désormais sujette à caution vu ses manquements volontaires ou involontaires à dire la vérité !

 

2.3. Quant au reste, il nous suffit de rappeler l'impossibilité pour Israël de mettre en place une organisation défensive qui protégerait son front intérieur.

 Il brûle d'impatience pour attaquer l'Iran en plus de toutes les menaces qu'il ne cesse d'alimenter contre son programme nucléaire.

Ce simple rappel suffit pour comprendre que le camp des agresseurs est incapable de supporter la réaction possible à son agression.

 

3.Par conséquent, nous pouvons déduire que la guerre militaire contre la Syrie est très peu probable ; que la guerre terroriste ne permettra pas à l'agresseur d'atteindre ses objectifs mais, qu'au contraire, elle lui imposera des pertes qui l'useront  même si cela doit prendre un certain temps.

4.À ce stade, nous pouvons revenir à la  question posée plus haut : pourquoi un tel rassemblement des forces ?

 

A notre avis la réponse réside dans le fait que le camp agresseur, qui a constaté son échec, sait que la seule issue qui lui reste passe par une solution négociée et pacifique, mais il sait aussi que celui qui s'installe à la table des négociations ne reçoit qu'une part proportionnelle à ce qu'il a acquis sur le terrain et aux cartes qu'il tient dans sa main ; ce qui explique qu'il tente d'en rassembler un maximum pour que sa défaite devienne tolérable, maintenant que sa victoire en Syrie est entrée dans le domaine de la fiction et que la Russie a lancé ses invitations aux négociations selon un code compréhensible par toute personne qui connait le protocole : un missile qui lève les doutes, dissipe les délires, et ouvre la voie à la paix !

 

Ainsi, le Président Bachar al-Assad aura offert à son père l'équilibre stratégique pour lequel il a toujours œuvré et dont il a toujours rêvé, en commémoration du dixième anniversaire de sa mort.

 

Lien source :

IRIB

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 04:07

 

 

Que disent exactement les médias « des pays non-alignés » qui, refusent de relayer la pensée Unique et de rouler dans l’idéologie néo-conservatrice "made in Usa", des occidentaux,

Médias  tout aussi crédibles…

Si, ce n’est plus…que « les chiens de garde » occidentaux qui, eux, sont  surtout des propagandistes, des « faiseurs de guerres »…. :

__________________________________________

 

Le narratif syrien de l’Occident se base sur “un mec dans un appartement au Royaume-Uni »

Un propagandiste de l’opposition syrienne dans un appartement en Angleterre, la seule source citée par la presse occidentale

Par Tony Cartalucci


landdestroyer.blogspot.jp


“L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme” –OSDH- a été cité par les médias occidentaux depuis plus d’un an dans pratiquement tous leurs rapports, et ce indépendamment de l’agence de presse qui relaie l’information, que ce soit l’AFP, AP, CNN, MSNBC, CBS, BBC ou tout journal important occidental.

 

On pourrait penser que ceci devrait constituer une organisation géante avec des centaines de membres travaillant dur sur le terrain, documentant sans relâche ce qu’il se passe en Syrie avec photos et vidéos à l’appui, tout en coordonnant la diffusion de l’information avec la presse étrangère pour “observer” de manière non biaisée et “transparente” les conditions des “droits de l’Homme” en Syrie, ainsi qu’en montrant sa méthodologie pour y parvenir.

 

Cela est certainement l’impression que veulent laisser les médias occidentaux à ses lecteurs et suiveurs.

Mais de manière incroyable, l’OSDH n’est rien de tout cela.

 

En fait, il n’est qu’un homme seul, assis devant un ordinateur dans un appartement au Royaume-Uni, quelqu’un qui prétend recevoir des “coups de téléphone” avec des informations qui vont toujours incriminer le gouvernement syrien et toujours glorifier l’Armée Libre Syrienne –ASL-.

 

En fait, Reuters a même admis ceci dans un article intitulé : “Coventry, an unlikely home to prominent Syria activist” et concède même que cet homme, “Rami Abdulrahman” fait ouvertement partie de l’opposition syrienne qui recherche la fin du gouvernement syrien. Abdulrahman admet qu’il a quitté la Syrie il y a plus de 10 ans, qu’il a vécu en Grande-Bretagne depuis et qu’il ne retournera pas en Syrie avant que “Assad ne soit parti”.

 

Bien sûr, au-delà de cet article unique, Reuters et ses acolytes des autres agences de presse sont certaines de ne plus jamais rappeler ces faits à leurs lecteurs.

 

L’opportunité de l’impropriété semble presque inévitable pour un homme qui haït ouvertement un gouvernement ciblé depuis longtemps d’un changement forcé par le pays dans lequel il réside et dont les méthodes de reportage consistent en de douteux coups de téléphone reçus, impossibles pour quiconque de vérifier ; et quand Abdulrahman ne reçoit pas de mystérieux coups de téléphone des membres de l’opposition en Syrie -comme “Syrian Danny”-ou passant ses informations plus que douteuses à la presse occidentale, il est vu entrer et sortir du ministère britannique des affaires étrangères où il a rencontré le ministre des affaires étrangères britannique William Hague, qui cherche ouvertement à retirer du pouvoir syrien Bachar Al-Assad.

 

Photo : De Reuters: “Rami Abdelrahman, chef de l’OSDH, quitte le bureau des affaires étrangères et du Commonwealth après avoir rencontré le ministre William Hague dans le centre de Londres le 21 Novembre 2011

 

 

syrianshillrami.jpg 

REUTERS/Luke MacGregor” Abdelrahman n’est pas le “patron” de l’OSDH, il est l’OSDH à lui tout seul, bureau qu’il gère depuis son appartement en Grande-Bretagne comme dans un one man show.


Clairement, pour de vrais journalistes, Abdulrahman est un inutile, une source d’information hautement compromise qui a toutes les raisons du monde de bidouiller la réalité afin de l’adapter à son agenda politiquement motivé de renverser le gouvernement d’Al-Assad. Quoi qu’il en soit, pour un propagandiste, il est une mine d’or. C’est pourquoi, malgré les conflits d’intérêts flagrants, le manque de crédibilité, le désavantage évident d’être à 4000 km de l’action et des sujets de ses “observations”, ou le simple fait qu’un homme seul s’appelle lui-même “l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme”, les médias occidentaux continuent de nous abreuver de son torrent constant de désinformation.

 

Et quand les médias occidentaux se permettent de citer un personnage aussi douteux et compromis, cela veut dire que les preuves actuelles, qui fuitent immanquablement de Syrie, contredisent entièrement le narratif occidental de l’affaire, si profondément en fait, que l’occident doit construire ses “preuves” depuis le tissu du mensonge jusqu’au couturier “Abdulrahman” pour l’assembler.  


Tandis que le public devrait être outragé que l’establishment pense qu’il est si stupide, qu’il croira toute forme de preuve venant d’un activiste de l’opposition, qui se déguise de manière grotesque sous la  forme d’une organisation réputée, qui nous dit ce qu’il se passe en Syrie par le biais de “coups de téléphone” reçus dans son très confortable appartement en Angleterre.

 

Tony Cartalucci


http://landdestroyer.blogspot.jp/ 

 

Article original en anglais :


http://landdestroyer.blogspot.jp/2012/06/wests-syrian-narrative-based-on-guy-in.html

 

Traduction : Résistance 71  

_________________________________________      

« L'armée syrienne reprend le contrôle de plusieurs zones rebelles à Homs »

DAMAS,  –Xinhua--


L'armée syrienne a repris lundi le contrôle total des zones occupées par les rebelles dans la province de Homs –centre-, province qui est devenue ces derniers mois un important champ de bataille entre les forces gouvernementales et les rebelles armés.


La mission d'observation de l'ONU a exprimé sa "profonde préoccupation" dans un contexte où le nombre de victimes signalées à cause de l'escalade des conflits augmente en Syrie.

Ils ont également exhorté toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue.


Les médias syriens pro-gouvernementaux ont décrit la prise de contrôle des quartiers de Khalidieh et de Bab Sbaa par les forces gouvernementales comme un signe montrant que le gouvernement "est de moins en moins patient face aux attaques audacieuses des rebelles armés".


La mission d'observation de l'ONU a déclaré qu'un grand nombre de civils ont été piégés dans le quartier de Khalidieh et que la mission tentait de jouer le rôle de médiateur pour les évacuer vers un lieu sûr.

La mission onusienne appelle toutes les parties à mettre fin à toute forme de violence pour assurer la protection des civils et pour permettre leur évacuation vers des zones sûres, a déclaré la porte-parole des observateurs de l'ONU, Sausan Ghosheh.


Les observateurs ont également signalé de violents combats à Rastan et Talbiseh de la province de Homs.

Ils ont déclaré que l'Armée syrienne libre –rebelle- a capturé des soldats des forces gouvernementales à Talbiseh, et que les tirs de l'artillerie lourde et des mitrailleuses ont également été entendus, a déclaré Mme Ghosheh.

 

"Nous appelons également toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue et à faciliter l'entrée des observateurs de l'ONU dans la zone de conflit", a-t-elle dit.


Des attaques meurtrières ont également été signalées lundi dans d'autres parties de ce pays en proie aux conflits.

 

L'agence de presse officielle SANA a rapporté que cinq soldats gouvernementaux ont été tués par une bombe artisanale placée en bord de route, dans la ville côtière de Lattaquié, tandis que les militants ont déclaré que quatre personnes ont été tuées dans les bombardements de l'armée gouvernementale sur une zone montagneuse près de la ville.


Dans la province orientale de Deir el-Zour, les groupes armés ont fait exploser un gazoduc, provoquant la fuite de près de 400 000 mètres cubes de gaz, sans faire d'incendie heureusement.


Le quartier de Masaken Barzeh à Damas a également été secoué par deux explosions distinctes d'engins explosifs improvisés, faisant un mort et un blessé grave.


A Jaramana, banlieue de Damas, les autorités ont intercepté un véhicule chargé de 700 kilos d'explosifs, ont indiqué des témoins à Xinhua.


Les Comités de coordination des activistes ont déclaré que 33 personnes ont été tuées à travers la Syrie lundi.

Cette information n'a pas pu être vérifiée de source indépendante.

Selon l'estimation la plus récente de l'ONU,


9 000 personnes sont mortes pendant les 15 mois de troubles en Syrie.

 

Les autorités syriennes ont déclaré que plus de 2 000 soldats ont été tués dans les combats contre les groupes armés soutenus par des forces étrangères, ou dans des attaques armées sur les établissements publics.

 

Par ailleurs, le chef nouvellement élu du Conseil national syrien -CNS, opposition- a exhorté lundi le président syrien Bachar al-Assad à remettre ses pouvoirs au vice-président Farouk al-Charaa.

 

Le président Assad doit quitter le pouvoir et remettre ses pouvoirs au vice-président qui n'est pas impliqué dans les massacres dans le pays, a déclaré Abdel Basset Sayda.


Le week-end, ce Kurde de 56 ans a été élu pour diriger le SNC, basé à Istanbul.

 

Il a expliqué que sa nomination a montré que l'élection n'a discriminé personne, ethniquement ou religieusement.

 

Selon lui, l'opposition syrienne tiendra une réunion à Istanbul les 15 et 16 juin, pour discuter de la période de l'après-Assad.

 

Il espère également que l'Armée syrienne libre travaillera pour protéger le peuple syrien de la répression du gouvernement.


Liens source :


http://french.news.cn/monde/2012-06/12/c_131647955.htm

 

____________________________________________

 

Une source responsable: l'administration américaine poursuit son intervention dans les affaires syriennes et son soutien aux groupes armés


Damas : Une source responsable du ministère des affaires étrangères et des émigrés a déclaré que l'administration américaine, qui continue à s'ingérer ouvertement aux affaires internes de la république arabe syrienne, à soutenir les groupes terroristes armés, à couvrir leurs crimes et à déformer les réalités sur la Syrie au sein de l'Onu, exerce le chantage sur les pays du monde et la communauté internationale pour encercler la Syrie et cibler son attitude et sa fermeté.


La source de poursuivre: "On constate tout cela clairement dans les déclarations d'escalade faites ces derniers jours parallèlement avec l'escalade des terroristes partout dans le pays par l'assassinat des dizaines d'innocents et les attaques menées contre les villes syriennes dont al-Haffa"


La source a souligné que ces déclarations, où l'administration américaine prétend leur préoccupation devant la situation dans nombre des villes syriennes et la possibilité de commettre un nouveau massacre à al-Haffa, suscitent vraiment la préoccupation devant la possibilité que les groupes armés commettent eux un tel crime, comme l'avaient révélé les contacts téléphoniques menés par eux avec leurs directions en Turquie.


"Ces déclarations bouleversent les réalités, falsifient ce qui se passe sur le terrain et encouragent les groupes terroristes armés à commettre davantage de crimes et d'actes de violence non seulement à al-Haffa mais partout dans le pays", estime la source qui ajoute que les porte-parole américains négligent ceux qui mènent des agressions contre les établissements publics, détruisent les écoles, empêchent les examens des certificats et expulsent les civils de leurs maisons.


"Celui qui soutient les groupes armés par l'argent et l'arme et couvre leurs crimes contribue directement à l'effusion du sang syrien quel que soit ses déclarations", a fait noter la source qui a rappelé que le plan de l'émissaire international Kofi Annan appelle toutes les parties à arrêter la violence et que le gouvernement syrien a répondu favorablement à ce plan contrairement aux groupes armés soutenus par les Etats-Unis et ses agents dans la région qui avaient mis en doute ce plan et violé ses articles.


"La 1ère entente signée par le gouvernement syrien et l'ONU prévoit le droit du gouvernement syrien d'utiliser sa force pour préserver la sécurité et l'ordre, l'arrêt de toutes les agressions menées par les groupes armés contre les formations et les bases de l'armée arabe syrienne et les établissement gouvernementaux et impose aux groupes armés à respecter tous les actes illégaux conformément à la loi syrienne, dont l'assassinat, l'enlèvement et le sabotage et à cesser d'opposer l'arme ce qui n'a pas été appliqué depuis l'arrivée des observateurs internationaux en Syrie jusqu'à présent", a dit le source.


La source d'ajouter: "Partant de sa responsabilité devant le peuple et de son souci de la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de la Syrie, le gouvernement syrien éclaircit qu'il n'a exercé que son rôle et sa responsabilité de préserver la sécurité de ses citoyens".


La source d'inclure: "Le gouvernement syrien réitère son respect du plan de l'émissaireinternational Kofi Annan et souligne sa disposition à exécuter tous ses engagements et ses responsabilités.


Il ne permettra jamais aux groupes armés et à ceux qui les soutiennent à l'intérieur et à l'extérieur d'agresser les observateurs internationaux, et de les empêcher d'appliquer leur mission, comme l'avaient fait les groupes armés et il affirme son souci de la sécurité de son peuple et sa protection jusqu'au rétablissement de la sécurité et la stabilité dans tout le pays".

 

L.A.

 

Lien source :

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Week-end enflammé : milices et armée dans un face-à-face sans merci

L’équipe du site

 

La brigade d’Al-Farouk, l’une des milices les plus terribles de l’insurrection syrienne semble avoir essuyé une nouvelle défaite à Homs, elle a dû quitter son bastion à Khalidiyyé  

Plus de 2000 des membres de cette milice financée et armée par l’Arabie saoudite ont quitté depuis dimanche soir, assure Syria Truth.

 

Des témoins oculaires ont fait part de violents accrochages qui ont lieu à Khalidiyyé et dans la vallée de Tel Do, Rasten, Talbisseh et AdDar al-Kabira. L’armée régulière y a fait preuve d’une rigueur sans merci dans les quartiers des milices.


Syria Truth assure que les missiles et les projectiles utilisés  par l’armée syrienne bombardent avec précision leurs cibles, grâce aux services du système GPS fourni par le satellite russe qui permet de cerner avec exactitude les endroits à partir desquels les viennent les coups de feu des milices.

 

Le site assure que le quartier d’Al-Kossour a été évacué des miliciens et que les troupes gouvernementales ont déjà libéré entre 50 et 60% du quartier de Khalidiyyé . Selon des estimations militaires, ce quartier a besoin de quatre à six jours pour être libéré et purifié des charges explosives plantés dans les bâtiments publics et les maisons.


Des sources ont assuré au site qu’il ne reste plus de la brigade d’AlFarouk, commandée par Abel Razzak Tlass que la quatrième unité seulement, alors qu’un grand nombre de miliciens ont été tués et d’autres ont pris la fuite, dont Tlass lui-même.


Tlass Banni des siens


Justement et concernant le chef de cette brigade, Syria Truth mentionne un communiqué émanant du clan Tlass originaire de Rastel, assurant qu’il a été banni, signalant qu’il a échoué dans ses tentatives de rallier d’autres officiers de sa famille qui en compte des centaines, hormis trois d’entre eux qui furent tués durant des accrochages précédents. Les frictions dans la famille avaient éclaté après l’assassinat de Mounaf Tlass, le fils du général Talal Tlass, ancien haut officier de l’armée syrienne.

 

Le carnage évité


Dans la province de Damas -rif de Damas-, un véritable carnage a pu être évité.

 

Selon Sana, les forces de l’ordre ont désamorcé une voiture piégée contenant 700 Kg d’explosifs à proximité de Germana. Dans une localité avoisinante, Yelda, les forces de l’ordre ont perquisitionné une cache terroriste dans laquelle il y avait un atelier pour la fabrication de charges explosives


Selon le journal libanais AlAkhbar, cette région de Damas a été ces derniers jours le théâtre de combats intensifs, et ce depuis vendredi dernier.

 

A Damas: attaques simultanées


Dans la nuit de vendredi à samedi, des centaines -600 selon certaines sources- miliciens fondamentalistes et salafistes œuvrant dans le cadre de la milice irrégulière de l’Armée syrienne libre –ASL-  ont effectué plusieurs attaques simultanées : brûlant la centrale électrique du quartier AlQaboune, prenant d’assaut le siège des renseignements aériens de l’armée syrienne, à Harasta, alors qu’un troisième groupe s’activait dans la région de Roukn-Eddine. Des accrochages durant lesquels des obus RPG et des mitrailleuses ont été utilisés ont eu lieu dans le quartier de Kfar Soussa,  quartier situé au cœur de la capitale.


Le lendemain, un obus a frappé le siège du bâtiment du Conseil des ministres dans ce même quartier, et les dommages se sont limités aux dégâts matériels.


Vendredi, Un bus d’ouvrier russes travaillant dans le secteur pétroler syrien avait été la cible d’une attaque des insurgés, tuant plusieurs d’entre eux, et en blessant d’autres.

La riposte des forces de l’ordre fut imminente et violente.


Des dizaines de véhicules militaires se sont rendus vers les lieux des attaques, et des échanges de tirs intensifs eurent lieu. Citant des sources de l’insurrection, plus de cent miliciens ont été tués, rapportent AlAkhbar .

Dans la matinée du samedi, un pilonnage intensif a eu lieu dans la région d’Al-Qaboune et à Barzé, toujours dans la banlieue de Damas.


4 miliciens ont été atteints. Selon Sana, deux charges explosives ont explosé dans deux voitures à Barzé, tuant un conducteur de l’armée syrienne et blessant deux civils atteints dans l’explosion de la deuxième voiture.

Une base aérienne a risqué de tomber


Dimanche, une centaines d’hommes armés appartenant aux milices Khaled Ibn Al-Walid et Rijal Al-Llah -les hommes de Dieu- ont mené une offensive contre une base relevant des forces aériennes syriennes, à bord de motocycles.


A peine l’avaient-elles contrôlé pendant une quinzaine de minutes, que l’armée régulière a mené sa contre-attaque pour récupérer la base. Selon des sources insurgées pour AlAkhbar, quelques 65 insurgés ont été abattus alors que d’autres ont pris la fuite.


Evènements de Lundi


Dans la région de Lattaquié, un groupe armé islamiste a pris d’assaut un village et kidnappé plusieurs de ses habitants qui refusent de soutenir l’insurrection.


L’armée syrienne a riposté en bombardant les régions de stationnement des miliciens et des accrochages ont duré longtemps.


Des sources ont assuré pour AlAkhbar qu’il y a plusieurs victimes des deux côtés.

Et puis selon Sana, 5 éléments des forces de l’ordre et un grand nombre de «  terroristes » ont été tués en répliquant à une attaque menée contre leur unité.


A Deir Ezzor, une charge explosive a été actionnée sur le gazoline qui nourrit la région, provoquant une fuite de quelques 400 milles mètres cube, sans qu’il n’y ait d’incendie, selon Sana.


A Edleb, une charge explosive a explosé dans la ville même au passage d’une unité des forces de l’ordre tuant quatre d’entre eux dont un officier et un civil. Des échanges de tir s’en sont suivis.

 

Version OSDH-AFP


-La Version du propagandiste-


Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, -OSDH- principale source d’information sur l’insurrection syrienne de certaines agences internationales, l'armée continuait lundi de bombarder plusieurs bastions rebelles et faisait face à une résistance farouche des rebelles en Syrie. Et il est question d’au 55 syriens tués, dont 28 civils, 20 soldats et quatre rebelles.


   L'armée a bombardé avec l'aide d'hélicoptères Rastane, dans la pro

vince de Homs –centre-, dont elle tente de reprendre le contrôle depuis des mois, a indiqué l'ONG.

 Quatre civils y ont été tués dont une fillette.


 A Qousseir, également dans la province de Homs, des rebelles ont attaqué un barrage de l'armée et deux civils ont été tués par les tirs des militants, selon même source.

   Les bombardements ont visé également la localité de Haffé dans la province de Lattaquié -nord-ouest-, pilonnée depuis six jours, selon des militants.


La situation y est "terrible et les chars de l'armée sont aux portes de la ville", a dit l'un d'eux Sema Nassar, joint par l'AFP via Skype.


   "Il n'y a qu'un seul médecin qui traite les blessés dans la ville" désertée selon lui par la majorité de ses 30.000 habitants. "Il y reste les rebelles et certains civils armés qui les aident à défendre la ville", a-t-il ajouté.

   Dans la province de Hama –centre-, quatre civils ont trouvé la mort dans des opérations menées par les forces de sécurité, et un franc-tireur a été tué, selon l'OSDH.


Des secteurs de la province ont été également bombardés par l'armée.

   Dans la province de Deir Ezzor –est-, la localité d'Al-Achara était la cible d'un pilonnage de l'armée qui a coûté la vie à quatre civils et un déserteur. Des combats y ont en outre éclaté entre combattants rebelles et soldats dont six ont été tués, a poursuivi l'OSDH.


   Dans la province d'Idleb -nord-ouest-, neuf civils ont été tués, dont cinq par la chute d'un obus sur leur champ, et 13 membres des forces de sécurité ont péri dans des attaques à l'explosif contre leurs patrouilles, a ajouté l'ONG.

Trois autres civils ont péri dans la province d'Idleb.


   Dans la capitale syrienne, une bombe placée sous une voiture dans le secteur de Barzé a explosé faisant un mort, a poursuivi l'OSDH en disant ignorer pour l'instant s'il s'agissait d'un véhicule militaire ou civil.

Ailleurs dans la région de Damas, un "responsable local" a été assassiné par des hommes armés dans la localité de Daraya.

 

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Published by HADRIA RIVIERE - dans Politique
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PEUPLES OPPRIMES...DEBOUT

LA LIGUE ARABES DES ETATS D'AMERIQUE ...:
LES OCCIDENTAUX DETRUISENT, MASSACRENT, LES PEUPLES MUSULMANS...OCCUPENT...COLONISENT LES PAYS
ET LA LIGUE EST AVEUGLE, SOURDE ET MUETTE...
122-arabe_hypocrisie.jpg

LES PEUPLES SOUVERAINS...S'AVANCENT....VERS... - (Chant du Départ )
La souveraineté a été définie par Jean Bodin (1530-1596) dans son traité "Les Six livres de La République" comme un attribut essentiel de l'État :
"La souveraineté est la puissance absolue et perpétuelle d'une République."
Aucun pouvoir n'est supérieur à la puissance souveraine qui ne peut être anéantie, mais elle n'est pas sans limite (s'exerce sur le domaine public et non privé).
Pour Jean-Jacques Rousseau, le peuple est le seul détenteur légitime de la souveraineté.

En droit, c'est la Constitution qui définit comment s'exerce la souveraineté, quelles sont les institutions qui détiennent le pouvoir et comment elles sont contrôlées.
 
PAYS DETRUITS,
PAYS OCCUPES,
PAYS COLONISES,
PAYS PILLES,
PEUPLES ASSERVIS,
PEUPLES APPAUVRIS, DEPUIS DES DECENNIES PAR UNE OLIGARCHIE AMERICANO-SIONISTE AVIDE AVEC LA COMPLICITE ACTIVE DES PEUPLES OCCIDENTAUX...
      

PALESTINE/PALESTINIENS

 

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AFGHANISTAN/AFGHANS

LE PROBLEME AFGHAN

 

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PAKISTAN/PAKISTANAIS

   

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YEMEN/YEMENITES :...Le pouvoir Pro-Us...Tire sur le peuple, comme l'on tire à la foire sur les lapins en plâtre...Sans que cela ne souleve aucune constestation...!!!! 

 

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ALGERIE/ALGERIENS

 

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Les politiciens français nient les faits

Crimes d'Etat

Les politiciens français réecrivent l'histoire, en s'offrant le "beau rôle"

  

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Le peuple dit : "Ni Shi’ite Ni Sunnite mais Bahreini».

« Nous ne voulons pas renverser le régime comme certains l’imaginent, et nous ne voulons pas obtenir le contrôle du gouvernement. Nous ne voulons pas des sièges et places ici ou là. Nous voulons être un peuple qui vit dans la dignité et dont les droits sont respectés ».  

Les AL KHALIFA repondent par la repression, les massacres, l'occupation saoudienne, encore plus de tyrannie!!!!

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   BAHREIN/BAHREINIS : ...- Monarchie Al Khalifa Et Régime Sioniste Deux Entités Coloniales Racistes Pratiquant Le Nettoyage Ethnique Un Génocide Lent Contre Les Populations Autochtones 

 

Pour ens avoir plus sur la repression là : 

link

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TUNISIE/TUNISIENS


LE PEUPLE TUNISIEN EXIGE : UNE ASSEMBLEE CONSTITUANTE

Assemblée constituante ?

Une assemblée constituante est une institution collégiale avec pour tâche la rédaction, ou l'adoption, d'une constitution, c'est-à-dire le texte fondamental d'organisation des pouvoirs publics d'un pays. - source Wikipedia

    NOUVEAU DRAPEAU FRANCAIS  

nouveau-drapeau-francais

 

Le peuple français endure quant à lui l'oppression invisible mais tout aussi destructrice que l'idéologie sioniste et l'oligarchie financiére qu'il a lui même installé

 au pouvoir (c'est l'histoire du pendu qui fabrique la corde qui a servi à le pendre)...Si nous voulons casser ces chaines...

 

 

 

 Site source pour les photos:

link

L'ideologie sioniste expliquée par les Chretiens - un rappel historique :

link 

 

Et, si nous nous décidions d'agir...? Comment...? En citoyens/consommateurs/Responsables :

Nous pouvons poursuivre et Renforcer:

boycott israel

________________________________________________________________________________

 

 

 

Et parce que les Yankees sont accros au pétrole...Jamais les peuples de cette planéte surtout ceux assis sur cette mane noire...Ne pourrons vivre en paix, nous avons pour obligation d'arrêter d'idolâtrer ces GENOCIDAIRES YANKEES et, de les aider à tomber plus vite dans la fosse à purin !!!!

 

Mc do sheitan


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LA NOUVELLE MARIANNE


Elle est française...
Indéniablement elle est  française...
Inévitabelement, elle est française,

Assurément, elle est française,
Formellement, elle est française,
Elle est, française... EVIDEMMENT !

Quand le buste de Hafsia HERZI dans toutes les mairies
de FRANCE?


SAINT VINCENT DE PAUL…SYMBOLE DU DON…


LE DON DE SOI


        SAINT VINCENT DE PAUL
1581-1660

         PRETRE HUMANISTE FRANCAIS

Une conscience aigüe de soi et de l'Autre,
Permet d'ouvrir la porte de la Liberté.
Et,

de la maintenir ouverte à  l'Empathie...A la solidarité !
Hadria Riviere

...FEMMES D'HONNEUR...


MARIE GOUZE DITE OLYMPE DE GOUGES (1748-1793)
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LOUISE MICHEL DITE ENJOLRAS (1830-1905)

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